‹ François VillonChapitre 103 sur 262 · Fournier, La Faculté de Décret, op. cit · texte numérisé non relu

Fournier, La Faculté de Décret, op. cit

5. Cf. Brute, Chronologie historique de MM. les curés de Saint-Benoît depuis 1181... Paris, 1752, in- 12.

1^6 FRANÇOIS VILLON, SA VIE ET SON TExMPS

la Pomme de Pin, et remplaça son frère ; en 1443, Jean le Blanc ; en 1444, Jacques Barré, à la place de Nicolas Confranc; en 1445, Louis Raguicr, à la place de Jean le Blanc ; en 1447, ]^^^ ^^ Courcelles, puis Regnauld de Paris, à la place de Louis Raguier ; en 1456, Pierre du Vaucel ; en 1460, Henri Thiboust, qui remplaça Etienne de Montigny, mort, et demeura chanoine jusqu'en 1464.

Parmi les chapelains dont les noms se rencontrent épars dans les différents actes du fonds de Saint-Benoît, on remarquera aux côtés de Guillaume de Villon, Jean Cardon, le frère aîné de Jacques; M*^ Jean du Ru; messirejean le Duc; M^ Laurens Poutrel, maître en théologie ; M*^ Crépin Bailly ; Jean Martineau, de Sens ; messire Pierre Cardon ; M*^ Pierre Foassier ; M^ François Ferrebouc.

M^ Jean de Vaudetar est garde de la terre de l'église ; Jean Luillier, clerc ; parmi les procureurs chargés de la défense des intérêts de la communauté, au Châtelet et ailleurs, nous trouvons encore Pierre Fournier, Jean Bailly et Pierre Genevoys'.

Comme tout provincial qui a conquis Paris, Guillaume de Villon a conservé des attaches avec sa chère Bourgogne. Ç a installé au cloître son neveu Jean Flastrier % barbier, qui habite la maison aboutissant à la porte donnant sur la rue Saint-Jacques et, par derrière, à la geôle de Saint-Benoît ^ Le barbier a épousé la sœur du chanoine Jean le Duc, disciple et ami très cher de Guillaume de Villon"^. Et c'est un fait que, resté veuf et sans enfant, le barbier Flastrier préféra le cloître à toutes choses : il était dévot à la céleste cour de Paradis, à la glorieuse Vierge Marie, « advocate des poures pescheurs » , à Monseigneur saint Benoît, son patron. Il vénéra, avec un amour qui n'est peut-être pas exempt d'orgueil, son oncle Guillaume ^

1. Cf. Arch. Nat., S. 889 ^ 891 a, 892, 893», 894 b, 896, 899B ; LL. 464, foL 133 ; L. 579. Cf. Marcel Schwob, François Villon, rédaction et notes, p. 16-19.

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