Jean de Jandun, dans Paris et ses historiens, p
7. Voir surtout Oct. Gréard, Nos adieux à la Vieille Sorbontie, 1893.
les textes sacrés de l'Ancien ou du Nouveau Testament, s'efforçaient d'enraciner dans les cœurs les salutaires vérités de la loi divine » ; le fameux collège, modèle pour sa règle de toutes les fondations de ce genre; le Paradis de très chastes délices, le champ abondant et fertile où avait semé le Très-Haut ' ! Quand on montait la rue de la Sorbonne, on rencontrait successivement la grande salle carrée, une tour, un bâtiment percé d'une grande porte donnant sur la cour, la chapelle avec son porche, les constructions du collège de Calvi, que l'on nommera plus tard la Petite-Sorbonne, où travaillaient les jeunes artiens qui aspiraient à devenir sociétaires : une série de maisons occupaient le fond de cette cour où logeaient les associés ^ Au milieu de la cour s'élevait un bâtiment isolé, la célèbre et riche bibliothèque latine ', « le verger verdoyant des livres » "^ : un lieu sacré, où les associés devaient pénétrer en robe et bonnet, après avoir soigneusement fermé la porte. On y trouvait plus d'un millier de volumes enchaînés au mur par des chaînes assez longues pour qu'ils pussent être consultés sur les pupitres, au nombre de vingt-huit, et des astrolabes. Quant aux bénéficiaires, ils logeaient dans des bâtiments tenant au collège de Calvi.
Mais la belle chapelle, dédiée à sainte Ursule, ne pouvait pas jouir d'un ciboire pour conserver les hosties à cause du voisinage de l'église Saint-Benoît ^ ; longtemps aussi, les Sorbonistes avaient sollicité pour elle une petite cloche, une seule ^
Une très belle cloche était venue combler leurs vœux. Elle avait été installée, en 1358, au pinacle de la chapelle : on la