Arch. Nat., X'» 4813, fol. 342 v», le 18 juin
d FRANÇOIS VILLON, SA VIE ET SON TEMPS
avait légué à Saint-Benoît 300 francs d'or afin d'acquérir 20 1. de rente ' ; l'obit de la reine Isabeau avait été acquitté par son trésorier et son exécuteur, Hémon Raguier, sur une maison acquise de Thibaud de Vitry, et qui faisait le coin de l'abreuvoir de la place Maubert, vers Saint-Bernard \ Le reste des revenus de Saint-Benoît, qui étaient médiocres, consistait en quelques maisons dans le quartier ' ; en un étal à boucherie, alors unique dans la rue Saint-Jacques, situé entre Saint- Benoît et les Mathurins'^; en quelques terres aux environs de Paris ^
duant aux chapelles, elles paraissent n'avoir pas dépassé le chiffre de huit^ : mentionnons la chapelle de saint Etienne, celles de Notre-Dame, de saint Jean TEvangéliste, des saints Pierre et Paul, de saint Denis, de saint Nicolas, et celle des Morts.
Il y a lieu de croire que leurs bénéfices étaient alors modiques. Il est facile d'imaginer ces chapelles, le long du double bas-côté, avec la figure sculptée du saint en pierre coloriée, et qu'on parait aux jours de fêtes. Un léger trousseau leur était joint : petits candélabres, paix de marbre montée sur bois, calice d'argent doré, aube, amict, manipules, quelques vêtements sacerdotaux, nappes et serviettes pour essuyer les mains ".