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licencié cii droit canon et civil. Comme le titre de maître est joint à ce grade, on doit penser que Guillaume Cotin avait la maîtrise de la Faculté des Arts ou de celle de Théologie. Dans tous les cas, la naissance de Guillaume Cotin doit se placer entre les années 1382 et 1385.
Son activité fut grande au Parlement où on le voit, en 1419, désigné par la Cour pour juger des causes ecclésiastiques qui surgiraient pendant un long procès entre les Quinze-Vingts et l'évêque de Paris; en 1432, le Parlement, qui conférait les bourses du collège de Dormans, y nommait pour maître Guillaume Cotin ' ; en 1433, il était chargé, avec Philippe de Nanterre, d'examiner les comptes des obsèques de la bonne duchesse de Bedford ; en 1437, avec M'^ Andry Cotin, avocat au Parlement, on le voit subrogé à l'exécution de feu Andry Cotin, jadis avocat et archidiacre de l'église d'Angers \ En 1441, il est nommé président de la Chambre des Enquêtes, fonction des plus importantes et des plus difficiles à remplir : c'est en cette qualité que, le i'^'' juin 1452, quand Charles VII fit réformer l'Université, Guillaume Cotin fut l'un des assistants du réformateur, le cardinal Guillaume d'Estouteville.
Au chapitre de Notre-Dame l'activité de Guillaume Cotin ne fut pas moindre. Déjà chantre de Saint-Pol et de l'abbatiale de Saint-Denis, il entra au chapitre comme chanoine par un arrêt du Parlement qui tranchait en sa faveur un procès et lui attribuait la prébende de M-^ Robert Poitevin, le 21 juin 1430'. L'influence que tirait Thibaud de Vitry et de sa fortune et de sa famille, Guillaume Cotin l'eut de son expérience des affaires et de sa science juridique. On le vit bientôt exercer les fonctions de chambrier'^, puis de conseiller dans les procès, tantôt chargé des enquêtes, tantôt visiteur attitré des églises sujettes de Notre- Dame : et partout on l'estima comme une personne d'expé-