Voir plus loin. — 9. Voir à l'appendice
maternels ; Robert Chartrain, son beau-frère ; Philippe Braque ', Pierre de Breban' et Jean de Saint-Benoît, ses cousins \ Or tous ces personnages jouissaient de charges considérables dans l'administration des finances.
Comment Villon entra-t-il en relations avec les Montigny ? Bien vraisemblablement encore par le chapitre de Saint-Benoît. On se rappelle en effet que Jean de Montigny fut remplacé en 1441, comme chanoine de Saint-Benoît, par son frère Etienne '^. Ces deux décrétistes furent très mêlés à la vie de Guillaume de Villon. Jean, originaire de Sens, avait étudié le droit en mênre temps que Guillaume \ et était devenu maître du collège de Cambrai avec lequel on voisinait à Saint-Benoît^ ; reçu dojcteur^ officia] de Notre-Dame ^ il avait enseigné le décret dans les écoles inférieures comme Guillaume de Villon. On les voit tous deux approuver les comptes de la Nation de France ^ ; et Jean était fort loyaliste puisqu'on lui demanda un mémoire pour la réhabilitation de Jeanne d'Arc '°. Délégué de l'Université au Concile de Chartres en 1450'', reçu au Parlement, docteur en décret, conseiller du roi, le 5 mai 1469 Jean était ensaisiné de l'hôtel du Mouton en la grand'rue Saint-Jacques, tenant d'une part au collège de Plessis, de l'autre à l'hôtel des Trois Saiilcières et à la rue de Froidmantel, pour la somme importante de 200 écus d'or '^
Son frère Etienne '' fit, lui, une carrière d'avocat en cour d'église. Bachelier en décret, puis licencié ''^j il succéda comme chanoine de Saint-Benoît à son frère Jean, et prit en 1447, ^ ^^^^ perpétuel, l'hôtel de la Pomme de Pin, au cloître '' ; puis il y ac-