Pierre Champion, Vie de Charles d'Orléans, p
). « Chevalier, conseiller, chambellan du roi, prevost de Paris » le nonmie le 6e compte d'Etienne de Bonney (Bibl. Nat., fr. 325 11).
6. Le 27 mars, il prêta serment au Parlement ; le 29, à l'L'niversité (Bibl. Nat., fr. 2836 ; Auchmriiim Chartiilaiii Universitatis, éd. Châtelain et Denifle, II, col. 684).
l80 FRANÇOIS VILLON, SA VIE ET SON TEMPS
fille de l'ancien prévôt, mort le 26 mai 1446. Ce Loré était un vieux soudard, homme vigoureux et fidèle, qui avait longtemps assuré l'ordre dans Paris à une époque critique, à qui les bourgeois reprochaient seulement une excessive tolérance envers les « fjemmes folieuses, » '. On disait que ce luxurieux personnage, gentilhomme de Bretagne et pauvre, bien qu'il portât d'hermine à trois quintefeuilles d'or, n'avait pas de père connu. Mais il avait fait un beau mariage, épousé une dame « la plus belle et la plus honneste, et fille de nobles gentilshommes de grant ancienneté » : madame Catherine de Marcilly, baronne d'Ivry au comté d'Evreux. Il s'intitulait alors « noble homme monseigneur Ambroise de Loré, baron dlvry ». Or, bien peu de temps avant sa mort, il obtenait du roi, à charge de la faire réparer, une maison rue de la Harpe, à l'enseigne de la Nef d'Argent, tenant à la rue des Deux-Portes'' ; et c'est un fait que sa veuve, l'an 1447, recevait une aumône royale de 200 1. c( pour luy aider à vivre en faveur de son mary », et qu'elle était allée la solliciter jusqu'à Chinon ^ Mais Ambroise de Loré laissait un autre vivant trésor, une fille unique qui avait de doux yeux '^. Cette personne accomplie venait d'épouser Robert d'Estouteville ; son charme fit sans doute que Torcy résigna à Beyne la prévôté.
Les amoureux s'étaient rencontrés à un pas ^d'armes que tint, à Saumur « la gentille » % René d'Anjou, ce grand arbitre des tournois. Sans doute Ambroise y figurait parmi les reines, au milieu de la brillante compagnie qui entourait la jeune et belle femme du roi de Sicile, Jeanne de Laval, et sa