‹ François VillonChapitre 142 sur 262 · T., V. 1374-1377. — 3, Bibl. Nat., ms. fr · texte numérisé non relu

T., V. 1374-1377. — 3, Bibl. Nat., ms. fr

nous plaît plus, dut paraître excellente dans ce milieu courtois, avec ses inversions compliquées, ses images de chasseur à l'oiseau :

Au poinct du jour, que l'esprcvier se bat'...

Le prévôt y tenait à sa femme un langage passionné, celui d'un amant ; il lui disait encore avec délicatesse qu'au milieu des soucis de sa charge, des ennuis attachés à la Fortune :

Vostre doulx œil sa malice rabat,

Ne mais ne moins que le vent fait la plume ^.

Et, gaillardement, le prévôt se réjouissait aussi de ne pas avoir perdu son temps auprès de l'épouse, puisqu'elle lui avait donné un fils tout à la ressemblance de son père :

Si ne pers pas la graine qui se sume En vostre champ, quant le fruit me ressemble. Dieu m'ordonne que le fouysse et fume ; Et c'est la fin pour quoy sommes ensemble 3.

Il n'est pas malhabile de le dire, même à un prévôt de Paris, quand il se montre bienveillant, qu'on est toujours inquiet et faible, qu'on craint la tentation, que cet homme-là, à qui l'on prête de sa verve, est le juge de tous les malfaiteurs de France.

Le prévôt était entouré d'une garde du corps : la douzaine. Villon y connut Jean Raguier, un fils de famille"^, et vraisemblablement Jean Chappelain, qui n'eut d'ecclésiastique qu'un nom prêtant à l'équivoque ^ Mais parmi eux Villon a surtout un excellent ami, Perrinet Marchand, dit le bâtard de la Barre '^,

I. T., V. 1378. — 2. Ibtd., V. 1396-1397. — 3. Ibid., v. 1398-1401,

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