‹ François VillonChapitre 15 sur 262 · Arch. Nat., L · texte numérisé non relu

Arch. Nat., L

y avait vu une corde demeurée longtemps après qu'un pendu était chu à terre. Un laboureur de vignes se rappelait que sa mère lui avait conté que les officiers de la justice de Saint- Benoît avaient amené de Paris à Limeil, dans une charrette, un larron, que l'exécuteur de la haute justice de Paris étrangla.

Enfin la communauté jouissait encore des droits de rouage, de forage, de mesurer le blé et le vin, et d'autres revenus seigneuriaux. Mais ce qui est d'une autre conséquence, c'est que l'église de Saint-Benoît était sujette de Notre-Dame de Paris.

Dure contrainte, marquée déjà au plus vieux titre de la vieille église : et l'on sait si les religieux furent jamais doux aux religieux ! Un « membre de Notre-Dame » : ainsi on désignera la collégiale de Saint-Benoît'.

Les chanoines de Saint-Benoît étaient donc sous la juridiction du chapitre de la cathédrale. Au mois de mars 1257, il déclarait privé de sa prébende et déchu de son canonicat le chanoine Albéric, fils de Théophanie du Petit-Pont : il est vrai qu'il s'était affilié à une bande de voleurs ^ Mais on voit que le 23 janvier 1362 tout le clergé de Saint-Benoît fut excommunié. Et les chanoines, qui étaient institués par le chapitre de la cathédrale, prêtaient serment de fidélité et d'obéissance à Notre-Dame.

Dès la fin du xiv^ siècle, la lutte entre le chapitre et la collégiale fut très vive. Les chanoines de Notre-Dame firent défense à ceux de Saint-Benoît de tenir chapitre, d'user d'un sceau capitulaire, d'avoir un coffre, de dresser des actes sans leur autorisation '. Mais si les gens de Notre-Dame étaient pleins d'orgueil, ceux de Saint-Benoît se montraient obstinés. Malgré la sentence du cardinal d'Ostie '^, ils continuaient à s'intituler : Je chapitre de l'église collégiale de Saint-Betwît à Paris.

1. « Que ecclesia est membrum Béate Marie Parisiensis » (Cartulaire général de Paris, I, p. 415, ad a. 1179-1180).

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