‹ François VillonChapitre 160 sur 262 · Michel Menot, Sermones, Paris, 1530, fol. 126 r · texte numérisé non relu

Michel Menot, Sermones, Paris, 1530, fol. 126 r

2. Ces renseignements sont tirés d'un registre de la justice de Saint-Eloi dans la Cité (Arch. Nat., Ze 3258).

Paris et était occupée en 1456 par Pierre le Charron ' : c'est là que se retrouvaient les maîtres de l'Université quand ils sortaient des réunions tenues aux Mathurins ^ Laissant la rue Saint-Jacques qui dévalait jusqu'au Petit-Pont, très animée et vivante, pour prendre la rue des Noyers, on longeait la chapelle Saint- Yves que les étudiants bretons en décret, si nombreux dans ce quartier, avaient élevée en l'honneur de leur patron'. La chapelle s'ouvrait sur la rue Saint-Jacques, et l'on voyait à son porche les images de saint Yves, du duc Jean et de Jeanne de Boulogne. La rue des Noyers, dont le nom rappelait une ancienne allée plantée d'arbres, était coupée sur sa droite par la rue Saint-Jean-de-Beauvais, que l'on nommait plus communément le Clos-Bruneau ; on y rencontrait le grand collège de Dormans-Beauvais, dont la belle chapelle, dédiée à saint Jean l'Evangéliste, avait son porche sur la rue, puis les grandes et les petites écoles de décret ^ ; la rue des Noyers menait bientôt à la place Maubert. Le magnifique couvent des Carmes s'élevait tout proche, entre la rue des Carmes et la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève K La façade de la chapelle donnait sur la rue des Carmes, et les bâtiments du couvent, un cloître somptueux, régnaient le long de la rue de la Montagne.

Les Carmes ^, que l'on appelait à Paris les Barrés, à cause de leur manteau à longues bandes, alternativement blanches et noires, étaient établis là depuis 1309 ; ils avaient communiqué ce sobriquet à la rue des Carmes que l'on nommait de préférence rue des Barrés, Jean de Venette et Jean Golein, le « translateur » de Charles V, avaient été la gloire de l'ordre. Les Carmes

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