Lebeuf, add. Cocheris, p
2. Comparez par exemple ce qui est dit, le 5 avril 1408 (n. st.), lors d'un procès entre le doyen et le chapitre de Meaux (Arch. Nat., X'» 8301, fol. 222 v°) : « Dient oultre que il [le doyen] se mesle voulentiers de fillettes et des l'an IIIJ»" XVIIJ une fillette demeurant ou cloistre, bonne et belle, il la fist tant solliciter et poursuir par dons et par promesses, non obstant la contradiction de ses père et mère, que il l'a eue et est appellée Jehannette ; et depuis l'a tenue en concubinage et en a des enfans qui le peuvent bien appeller « mon père » et le pranre par la manche ».
3. T., V. 1167-1173. — 4. Arch. Nat., L. 928 (accord des Ordres Mendiants). 5. Arch. Nat., X"« 4830, fol. 96 v^, 24 janvier 1489 (n. st.).
se refusa à les rendre au prieur. On voit aussi qu'une femme de mauvaise conduite, qui avait servi un vieux Carme, fut chassée vers ce temps-là du couvent pour avoir induit plusieurs religieux, qui étaient jeunes, « à commettre des choses suspectes ». Elle prit une échoppe hors du cloître afin de vendre des chandelles devant l'église ; pour le scandale de la religion, on la voyait en relations avec des filles amoureuses. Les Carmes auraient bien désiré de la faire déguerpir, puisqu'on ne pouvait l'amener à renoncer à sa vie dissolue ; mais ils n'avaient rien obtenu du lieutenant du prévôt qui les détestait et se montrait enchanté de les abandonner à leur mauvaise réputation, à tort ou à raison '. Ce dont on ne saurait douter, c'est que François Villon a connu un vieux religieux de ce couvent qui se nommait frère Baude % une sorte de moine amoureux et guerrier, une façon de diable : c'est pourquoi il lui a fait ce legs d'un casque et d'une hache de guerre à deux tranchants, afin de résister aux gens de la prévôté s'ils venaient lui enlever sa « caige vert » ' :
Item, je donne a frère Baude Demeurant en l'ostel des Carmes, Portant chiere hardie et baude 4, Une sallade et deux guysarmes Que Detusca > et ses gens d'armes Ne lui riblent ^ sa Caiffe vert/.