‹ François VillonChapitre 178 sur 262 · Guillebert de Metz, dans Paris et ses historiens, p · texte numérisé non relu

Guillebert de Metz, dans Paris et ses historiens, p

2. Religieux de Saitit-Denys, I, p. 100, 106, 141. — Délivré par !es Maillotins, il jugea prudent de filer dans sa Bourgogne.

3. Le Roux de Lmcy, Recueil de chants historiques français, 1, p. 260.

On était ici à la frontière de la région universitaire; mais en réalité les écoliers passaient souvent sous la voûte du Petit-Châtelet pour gagner le Petit-Pont. Ce dernier était tout construit et on entendait seulement clapoter l'eau sous ses arches de pierre : on faisait ainsi passer la Seine aux étrangers sans qu'ils s'en doutassent autrement'. C'était là peut-être l'endroit le plus vivant de Paris : on y vendait des poulets, des œufs, de la venaison ^ et surtout du poisson d'eau douce '. Les écoliers venaient y faire leurs provisions '^. 11 y avait aussi des bouchers \ des tripiers à qui on faisait défense de laver leurs tripes au lavoir ou de jeter des immondices dans la rivière ^. On y rencontrait enfin des marchandes de « denrées de mer », harengiéres ' qui parlaient le français le plus vif qu'on pût entendre. En cet endroit Villon musa souvent ^ :

Quoy qu'on tient belles langagières Florentines, Veniciennes Assez pour estre messagieres 9, I Et mesmement les anciennes

Mais, soient Lombardes, Rommaines, Genevoises, âmes perilz, Pimontoises, Savoisiennes, Il n'est bon bec que de Paris.

De très beau parler tiennent chaieres '°, Ce dit on, les Neapolitaines, Et sont très bonnes caquetieres Allemandes et Pruciennes ;

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