Voir la note à l'appendice
7. Arch. Nat., X^» 32, 26 avril 1464. — Un peu plus tard, on voit qu'un autre promoteur à Vendôme fut arrêté par des clercs qui lui en voulaient ; ils l'emmenèrent à la Tour des Béguines où étaient préparées six paires de verges d'osier. Là on le fit asseoir sur une sellette et on instruisit contre lui un procès dérisoire qu'un des maltaitems présidait. Il fut dépouillé de ses habits et dut demander merci ; on le battit de
dit « qu'il le puniroit parce qu'il le poursuivoit pour aucuns cas; à quoy de la Vacarie dist qu'il failloit fere justice : mais il le cuida tuer. » Fournier, le collègue de la Vacquerie, sera comme lui plusieurs fois menacé '.
Nous en savons assez maintenant pour comprendre l'ironie du legs que Villon fera plus tard à ce promoteur détesté ^ :
Item, donne a maistre Françoys, Promoteur, de la Vacquerie Ung hault gorgerin d'escossoys, Toutesfois sans orfaverie ; Car, quant receut chevallerie, Il maugréa Dieu et saint George.
Parler n'en oit qu'il ne s'en rie, Comme enragié, a plaine gorge.
Le promoteur fut donc roué de coups, lui qui avait peut-être quelques prétentions à la noblesse '. C'est ce que n'ignoraient ni les Parisiens, ni Villon qui avait sans doute des raisons particulières de le haïr. Il reçut la « chevalerie », c'est-à-dire de bons coups sur la nuque, une « colée » •^. Alors, bien que chrétien, il jura par le nom de Dieu et par saint Georges. Ce dernier jurement inspire à Villon l'idée d'une autre ironie. Saint Georges était le juron des Anglais et des Ecossais, ces pillards que l'on pendait quand on pouvait les tenir \ C'est pourquoi Villon léguera à François de la \^acquerie un « haut gorgerin »
verges et on délibéra pour savoir si on le tuerait. Et ils le firent jurer de ne jamais porter plainte contre eux (Arch. Nat., X'* 37, 13 août 147 1).