Arch. Nat., X" 24, 27 mai
7. Arch. Nat., JJ. 176, p. 753 (Février 1431)- Peut-être dans un étage supérieur.
Dans la Fosse on couche à même le plâtre, sans lit ni paille, bien que le geôlier dût procurer des nattes'. A la prison de Beativais, on acquittait 2 d. de geôlage; mais pour avoir une couche de paille, il fallait payer 4 d. par nuit : de même en Barbarie et en Gloriette. Aux prisons du Puits et de la Gourdaine (un cachot en forme de barque retournée), en Berscul, en Oiiblietle, même régime qu'à la Fosse : dans la Boucherie; dans la prison des femmes qu'on disait la Griesche (la dure), même traitement qu'en Beauvais. Par contre la prison aux chaînes était une « honnête » prison : pour y avoir un lit, on payait 4 d. par jour au geôlier; en le faisant venir du dehors, 2 d. seulement. Dans les prisons de Beauvoir, de la Molle, de la Salle, on donnait 4 deniers.
Avoir un lit! C'était là évidemment le rêve du prisonnier courbaturé, gisant sur le plâtre et la paille, Villon l'avait éprouvé : si les sergents le mènent au Châtelet, il saura bien leur demander
Les troys lis ^.
Et l'écolier risque ici un calembour, d'où l'on peut induire qu'une de ces prisons-là était marquée de trois fleurs de lys. Quant aux carreaux du Châtelet, où les prisonniers ne doivent pas jouer aux dés ^ ils sont bien froids"^ : on y voit une image de la Vierge sur l'un des piliers ' ; une grande auge que le geôlier doit toujours tenir pleine d'eau ^. On y applique parfois la question de l'eau '.