‹ François VillonChapitre 216 sur 262 · Arch. Nat., LL. 784, fol · texte numérisé non relu

Arch. Nat., LL. 784, fol

7. Arch. Nat., S. 14485, fol. 56 v»; «audit [Arnoul, maçon]... pour repparacions faictes de son mestier, environ la Toussains CCCCLVII en l'ostel de Toursevaches, tant pour son piastre que peine donnée, xiij s. iiij d. » (Arch. Nat., LL. 784, fol. 172). Cf. Marcel Schwob, dans Rotnania, 1901, p. 392.

l'enseigne du Mouton', occupée en ce temps-là par un marchand chaussetier, Mathurin Chauveau ^ C'est donc un bon legs à faire à un boucher, comme Jean Trouvé, que celui de ces deux enseignes: une promenade à la suite de Villon dans la rue Troussevache nous rend bien vraisemblablement compte de l'origine de la plaisanterie du huitain XXI des Lais :

Item, à Jean Trouvé, bouchier.

Laisse le Mouton... franc et tendre, Et un tacon 3 pour esmouchier Le Beuf couronné 4 qu'on veult vendre O ) la Vache : qui ^ pourra prendre Le villain qui la trousse au col ; S'il ne la rent ", qu'on le puist pendre Ou estrangler d'un bon licol !

Quant à Jean Trouvé, ce n'est pas un personnage commode. Valet boucher de la Grande-Boucherie de Paris, il est condamné, le II juillet 1447, pour avoir frappé de sa main Philippot Hervy dans cette boucherie; le 17 avnl 1448, on le trouve prisonnier pour avoir encore frappé au visage Regnaud Harenc. Il est dit écorcheur, le 30 septembre 1456, et soutient un procès contre Jean Dauphin et Jacquet de Brucelles. On le retrouve, le II février 1458, valet de Jacquet Haussecul, maître boucher et allié de Pierre de La Dehors. Le 13 juillet 1459, il plaide contre la femme de Jean HaussecuP. C'est vraisemblablement le même personnage qui est dit foulon dedraps en 1466, et qui avait démenti et insulté M^ Jean de Canlers, conseiller en la cour, en pleine rue Saint-Merry^ : il vendait encore à l'étal de

Page 1