Arch. Nat., LL. 784, fol
2. Voir l'abbé Villain, Essai d'une histoire de la paroisse de Saint-Jacques de la Boucherie, p. 2^1 ; Paris et ses historiens, p. 454.
3. « Une fenestre, etc. Une des petites boutiques d'escrivain près Saint Jacques de la Boucherie. » (Glose de l'édition de 15 33)-
compagnon \ Et c'est pourquoi Villon léguera à ce poupon de Robert Vallée, un riche clerc du parlement, à ses yeux une bête, c( une fenestre empres Saint Jacques », une de ces pauvres échoppes de scribes abrutis.
Quant à la Pierre-au-lait, c'était le nom que portait jadis toute la rue des Ecrivains, où s'étaient tenus avant eux les vendeurs de lait ^ Au temps de Villon, on donnait encore cette appellation à cette rue, mais seulement depuis le porche occidental de Saint-Jacques (nommé porte de la Pierre-au-lait) jusqu'au carrefour des rues de la Savonnerie et de la Vieille-Monnaie '. Il y avait là une maison à l'enseigne de la Lanterne : par goût de l'équivoque, Villon l'a léguée aux sergents à pied qui accompagnaient le chevalier du guet dans ses rondes de nuit ^.
Dans la rue de la Savonnerie ou du Porche, Pierre Taranne avait son grand hôtel de la Corne de Cerf et plusieurs autres maisons K
Non loin de Saint-Jacques, rue Saint-Denis, Nicolas Laurens demeurait dans l'hôtel de VOurs, maison donnant sur la rue Troussevache, et qui avait appartenu à feu M^ Jean Portier, conseiller du duc de Bourgogne. Pour un Nicolas Laurens, rien n'est jamais perdu : il léguera à sa chère paroisse la soudure des plombs de son hôtel afin de l'employer à la refaçon des bénitiers ^ !
De l'autre côté de la rue Saint-Denis s'ouvrait la rue Troussevache, où pendait l'enseigne « de celluy qui trousse la vache » ' : cette maison aboutissait par derrière à celle de Nicolas de Louviers. Dans la même rue on voyait aussi la maison à
I. Arch. Nat., LL. 784, fol. 15. — 2. Guillebert de Metz, p. 211.
3. Ce point est tout à fait élucidé par l'abbé Villain, op. cit., p. 18, et Jaillot, Recherches, 1, quartier Saint-Jacques de la Boucherie, p. 38.
5. Arch. Nat., LL. 784, fol. 7 vo, 247; abbé Villain, op. cit., p. 248-250.