Arch. Nat., Z'H i
2. Grandes chroniques, éd. P. Paris, VI, p. 334-335. — 3. T., h. 91.
4. Monnaie de cuivre du système flamand (A. Dieudonné, op. cit., p. 273).
5. ff Hôtel contre le mur duquel est Vlmage Notre-Dame... assis à Paris en la place de Grève, devant et à l'opposite de l'église et chapelle du Saint-Esperit... aboutissant... par devant à lad. place de Grève du costéet pardevant YOstd du Grant Godet. » (Arch. Nat., S. 890, 25 février 1479 "• ^t-)-
6. Sermon de la Choppinerie (Bibl. Nat., fr. 4518, fol. 13-14). — 7. Jean de Jandun, op. cit., p. 57. — 8. Après l'heure accoutumée ils ne doivent faire entrer ni sortir personne de la ville. (Arch. Nat., Z> h 16, 16 décembre 1472).
brent les tonneaux de vin '. Parmi eux, on s'en souvient, il y a cet officieux Jean le Loup, qui se charge de la police de la Seine et s'approprie les tas de charbon qu'il doit protéger contre les voleurs '. Or Villon n'ignore pas qu'il rôde le soir sur les remparts et y chasse les canards '.
On repassait devant la Maison aux Piliers en empruntant la rue du Mouton. Le carrefour Guillori était un peu plus bas sur la gauche, à l'intersection des rues de la Poterie, de Jean-Pain- Molet, de la Coutellerie, de Jean de l'Espine. Là se dressait le pilori où l'on coupait les oreilles aux voleurs : aussi l'appelait-on le carrefour guigne-oreille ■^. Nous retrouverons plus loin ces douteux personnages ; comme le dira Villon dans leur jargon,
ces
Vcndengeurs des ances circoncis s.
En suivant la rue de la Tisseranderie, on arrivait bien vite à l'hôtel du Pet-au-Diable. Il était situé au lieu dit le Martelet- Saint-Jean, presqu'en face l'église Saint-Jean-en-Grève. C'était une vaste bâtisse féodale, à deux grandes portes, avec une grosse tour, vieille de deux siècles, et bien connue des Parisiens ^. Le nom de Pet-au-Diable, on l'a dit, venait de la borne de l'hôtel que les étudiants étaient venus enlever au temps où François Villon faisait ses études, et dont le ravissement burlesque avait inspiré à notre poète sa première œuvre '.
Villon connaissait donc parfaitement les épisodes de cette cause joyeuse. 11 connaissait aussi la propriétaire de l'hôtel qui tenait tant à ses bornes.
C'était Mademoiselle de Bruyères, une veuve ayant des biens à Paris, une personne pieuse, procédurière, déjà ancienne. Elle s'appelait Catherine, était fille de Jean de Béthisy et de Marie
1 . p. Lacombe, Notes d'iconographie parisienne, 1909 (Btil. de la Soc. de l'bist. de Paris)..