‹ François VillonChapitre 227 sur 262 · Du Breul, op. cit., p. 900. — 3. T., v · texte numérisé non relu

Du Breul, op. cit., p. 900. — 3. T., v

4. On voit que le 11 mai 1442 deux religieuses des Béguines sont citées devant le Chapitre de Notre-Dame pour avoir tenu des écoles de filles dans leur maison (Arch. Nat., LL. 240, p. 19),

5. F. Bournon, Additions, p. 345, 351. — 6. Du Breul, op. cit., p. 902 ; sur tout ceci, L. Legrand, Mémoires de la Société de VHist. de Paris, XX.

7. Sur ce quartier, voir l'excellente étude de F. Bournon dans les Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris, 1879.

en 1461 \ était tout proche ; derrière s'étendait l'hôtel de la Reine. Il y avait là de grands jardins, plantés au temps de Charles V, mais qui doivent alors, comme les hôtels royaux, demeurer abandonnés.

En suivant les poternes qui fortifiaient à cette hauteur les berges de la Seine, on arrivait aux Célestins. La grosse tour de Billy était plus loin, à l'intersection de cette défense et de la grande enceinte de Paris : elle surveillait le passage de la rivière -.

François Villon a bien connu ce quartier des Célestins. C'est là qu'il était né sans doute, et sa mère y demeura certainement : elle l'habitait vraisemblablement encore quand son méchant fils venait auprès d'elle chercher refuge et défense. Car François n'ignorait pas qu'elle priait pour lui, au moûtier des Célestins, devant une belle image de Notre Dame, puisque plus tard il composera pour sa vieille mère une prière à la Vierge. Il y a vu en peinture le Paradis doré et l'Enfer rougeoyant qui étaient toute la science de la pauvre femme. Son fils avait d'autres connaissances aux Célestins, sans doute la paroisse de Colombel qui y fut enterré \ C'est là que se réunissait le très noble collège des secrétaires, clercs et notaires du roi, assimilés aux glorieux évangélistes, ces notaires du Christ, qui avaient rédigé les livres saints '*. Ils y fêtaient la saint Jean (le 6 mai), donnaient au couvent un repas, traitaient de leurs affaires dans les deux salles qu'ils avaient fait construire à cet usage. Le chancelier de France, le président de la chambre des Comptes, les maîtres des Requêtes et le greffier du Parlement y assistaient aussi \ Et parfois, après le banquet, on jouait des farces ''.

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