Ibid
Jean Cotart, à Jean de RueiP. Rue de Montmorency s'élève l'hôtel des évêques de Meaux, qui appartient à. Regnaud de Thumery ^ ; et l'on voit la maison que fit élever en 1407 le riche et bienfaisant écrivain, Nicolas Flamel, qui louait les boutiques du bas tandis qu'il logeait en haut de pauvres ouvriers, tenus également de dire pour lui quelques prières '. Rue Garnier-Saint-Ladre, Jacques James possédait une maison à étuves à l'Image Saint-Martin ^ ; et Jacques exploitait aussi une maison rue aux Truies ^ (cul-de-sac donnant dans la rue Beaubourg, proche de Sainte-Avoye) qui avait appartenu à son père, maître des œuvres de la ville de Paris, de la cathédrale, et garde des fontaines. Jean était mort depuis 1457*. C'était un homme riche, possédant plusieurs maisons à Paris. François Villon devait le savoir, comme il connaissait à coup sûr son mauvais fils, qu'il nommera son exécuteur, parmi ces gens de bien et d'honneur comme le violent Philippe Brunel et l'ivrogne Jacques Raguier".
Il semble ici que la promenade que nous poursuivons dans Paris nous donne encore l'explication du huitain très obscur qui concerne Jacques James ^ :
Item, a maistre Jaques James, Qui se tue d'amasser biens.
Donne fiancer tant de femmes • Qu'il voudra; mais d'espouser, riens.
Por qui amasse il ? Pour les siens.
Il ne plaint fors que ses morceaulx ; Ce qui fut aux truyes, je tiens Qu'il doit de droit estre aux pourceaulx.
Jacques James était donc un garçon avare. Et comme il venait d'hériter de la maison de la rue aux Truies, où demeurait son