‹ François VillonChapitre 237 sur 262 · Arch. Nat., LL · texte numérisé non relu

Arch. Nat., LL

5. « De la maison maistre Jehan James, qui fut Bidault, appartenant de présent a Jacques James... ^> (Arch. Nat., S. 1461s fol. 45).

6. Voir la notice sur Jacques James à l'appendice. — 7. T., v. 1944. — 8. T., h. 156.

père, il pourra bien à son tour la laisser aux pourceaux. Il possède de plus la maison aux étuves. Ces établissements étaient la plupart du temps des endroits de rendez-vous ' où les femmes de mauvaise vie allaient se baigner, se faire épiler et s'amuser ^ Voilà bien le lieu souhaité pour « fiancer » autant de femmes que ce mauvais garçon voudra! Il les aurait trouvées non loin.

Rue Michel-le-Comte, on rencontre le bel hôtel de Thibaud de Vitry qui avait appartenu à Jacques Rapondi ; Jacques Cardon y possède une maison à VAsne Rayé. Rue Beaubourg, on trouve une maison à Jean Cardon ^ La rue de la Baudroirie aboutissait à la rue Saint-Martin et au coin de la rue du Poirier, vis-à-vis de la rue Simon-le-Franc, où Jean Mautaint demeurait à l'enseigne de la Cognée '^ ; on l'appelait parfois rue de la Fontaine Maubué, du nom de la fontaine qui s'élevait au coin de cette rue. Les tuyaux de cette fontaine passaient le long et sous la maison de Jean de Bailly \ Ce détail de topographie parisienne a encore suggéré à Villon le legs au goinfre Raguier : quand il vient de manger salement chez Bailly, le greffier du Trésor, qu'il descende arroser sa gorge à la fontaine toute proche. Cet endroit était fort fréquenté des Parisiens : Villon a pu y voir représenter en 1449, sur un échafaud, une « très belle histoire de paix et de guerre ^ »

Dans la rue Saint-Martin, qui s'étendait depuis la porte de ce nom jusqu'à Saint-Merry, on rencontrait d'abord, dans la

1. Voir la petite pièce insérée dans les Cris de Paris de 1545 : Esluves :

C'est a l'image Saincte Jame — Ou se vont baigner les femmes, — Et baignez et estuvez allez : — Bien servies vous y sere:^ — De varletz, de chambrière, — ■ De la dame bonne chère. — Allez tost les baings sont prestz !

2. Voir la pièce de Henri Baude (Marcel Schwob, Parnasse satyrique, p. 164). Dans le cul de sac Beaubourg demeuraient des filles (Guillebert de Metz, p. 209).

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