CHAPITRE ler. — L'ÉGLISE Saint-Benoît-le-Bétourné et Me Guillaume
DE Villon i
L'église et sa légende. — Son surnom de Bestoiirné. — La tète du ii juillet. -- Le cloître, le cimetière et la procession de la Toussaint.
La communiante de Saint-Benoît, collégiale de chanoines formant chapitre. Ses privilèges, ses revenus, sa justice.
L'église sujette de Notre-Dame. — Luttes des deux chapitres : la station de Notre-Dame.
Carrière de Guillaume de Villon jusque vers 1455.
Date de sa naissance. — Son nom véritable : François de Montcorbier dit des Loges. — Sa mère est une bonne femme pieuse et illettrée ; elle se montre dévote à la Vierge et craint l'Enfer. — Elle demeurait au quartier des Célestins puisqu'elle était paroissienne d'un moùtier où se voyait une fresque célèbre représentant l'Enfer et le Paradis. — Contes qu'elle pouvait faire à son fils.
Age où le petit François fut conduit au cloître Saint-Benoit. — Habitude de donner l'instruction aux enfants autour des églises.
Un enfant parisien au temps de François Villon. — Premières impressions du cloître : Fêtes d'église, la Noël. — Les enseignes du cloître.
Education d'un enfant jusqu'à son entrée à la Faculté des Arts : c'est vraisemblable que Guillaume de Villon s'en chargea. — La Bible, les légendes des saints et autres historiettes morales.
Ce qu'on entendait par l'Université. — Les Facultés et celle des Arts. — Les écoles de la rue du Fouarre. — Baccalauréat et licence : programme de ces examens.
En 1449 François de Montcorbier est reçu bachelier. — En 1452 il est licencié.
— Connaissances de Villon qui étudièrent en même temps que lui.
Le titre de maître faisait de Villon un gradué ayant l'expectative d'un bénéfice.
— Sens du legs de sa « nomination » et de sa « chapelle ».
Traces de l'instruction universitaire dans son œuvre. Ce qu'il sait du monde antique.