Bibl. Nat., fr. 325 11, 2^ compte de Robert de Moulins
5. Arch. Nat., KK. 408, fol. 213 vo. — Il était donc allié à de riches familles parisiennes que Villon connaissait parfaitement : les Béthisy, les Chanteprime, les Louviers (Bibl. Nat., fr. 18660, p. 380).
Quant à ses « piétons qui vont d'aguet », c'est-à-dire les sergents à pied que l'écolier a peints de si jolie manière :
Tastonnant par les establis
(touchant de la main les boutiques des maisons dans la nuit), il leur laissera de « beaux riblis », de bonnes querelles comme en soutiennent les mauvais écoliers qui sortent nuitamment, lesribJeurs comme lui '. Un legs non moins facétieux, fort utile dans cette nuit noire où l'on nous montre communément les amoureux se cassant le nez et la figure contre des charrettes ou après les huis des portes % leur attribue une lanterne : mais ce sera, selon une plaisanterie chère à Villon et à son temps, l'enseigne d'une maison rue de la Pierre-au-Lait, derrière le Châtelet, un endroit de Paris qui ne passait pas pour fort honnête \ De si riches dons commandent en retour quelque reconnaissance : si les sergents le conduisent au Châtelet prisonnier, qu'ils lui donnent la prison des « troys lys ». Sans doute elle n'était pas plus douce que celle dont nous avons conservé les noms inquiétants et, vraisemblablement, elle était marquée de trois fleurs de lys. Tout au plus Villon aurait-il pu obtenir, en les payant chèrement, une botte de paille ou des nattes. Mais l'incorrigible railleur ne sait pas nous priver d'un calembour. Le chevalier du guet reparaîtra en 1461 parmi les légataires du Testament '^ :