XVI FRA XAVIER GARXEA
nouvelle?? lois sur l'instruction publique, un nouveau code civil, enfin et surtout de nombreuses entre our le
eloppement c matérielles du pays signa-
le période. Mais les d :-ns au sein des
partis, la lutte pour les portefeuilles plutôt que pour les principes, amenèrent une grande instabilité. De plus, la question d'une nouvelle répartition de la représentation qui aurait détruit en faveur du Haut-Canada l'égalité numérique, et mena de dualisme politique qui
-tait a. nduisit les deux partis à une impasse
d'où ils songèrent à sortir au moyen d'une confédération de toutes les province-. Le projet favori de lord Durhanr, auquel celui de l'union législative n'avait été qu'un acheminement, était donc à la veille de se réaliser au moment de la mort de M. Garneau. en 1866.
Mes lecteurs savent déjà quHl avait toujours regardé ce projet comme encore plus dangereux pour notre nationalité que celui qui avait été exécuté. Il devait donc avoir
appréhensions. Dans tout le cours dec nements que je viens de retracer si brièvement, il dut éprouver timents bien divers. Plein de respect
pour M. Viger. dont il avait été le secrétaire intime, il dut regretter la fausse position dans laquelle cet homme éminerx - : >uva placé. D'un autre côté, de vives sympathies le poussaient vers M. Papineau. et quoiqu'il ne pût faire autrement que d'applaudir aux succès de compatriotes sous la nouvelle constitution, il lui restait du souvenir des injustices qu'il avait si vivement reprochées au gouvernement anglais comme un arrière-goût d'amertume. Ce sentiment le rendait injuste envers ceux de nos anciens chefs qui se trouvaient appelés à faire fonctionner la nouvelle constitution. Ceux-ci, cependant, étaient-ils tenus de se condamner eux-mêmes et surtout de condamner leurs compatric* inertie? ou devaien:
tenter quelque nouvelle entreprise révolutionnaire dans laquelle ils eussent été infailliblement écrasés, en même temps que notre condition eût été de beaucoup empirée ? avoir protesté contre l'union, après avoir obtenu d'importantes réformes, après avoir fait disparaître les dis-
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