ACTE I, SCENE IX
PAOLO
Mon devoir.
Le jour m'est odieux.
BERTOLD.
West-il rien qui t'arrête?
PAOLO
Allons !
BERTOLD , le retenant.
Dieu ! si tu sors, tu hasardes ta tête.
PAOLO
J'entends? Le tribunaL..
BERTOLD.
Est-ce à moi de souffrir. . .?
De quel droit prétends-tu m'empêcher de mourir ?
BERTOLD.
De quel droit? à Bertold Paolo le demande î Si ramilié se tait , l'honneur me le commande. Ton repos pour moi seul n'est-il pas compromis? Ne m'es-tu pas , dis-nioi , le plus cher àes amis ? N'as-tu donc point sauvé mes sujets du carnage? Ne dois-je pas enfin la vie à ton courage? De quel droit? De retour de ton exil lointain , Tu cherches en aveugle un supplice certain , Quand tes juges sont prêts et que l'effroi me glace , De ton dernier abri tu veux que je te chasse ! Non ! De tes ennemis tu me verras vainqueur, Le droit de te sauver est là , là, dans mon cœur.
PAOLO
Pardon...
BEPwTOLD.
Près de sa fille accouru de Ravenne , Guido, par ses discours, adoucira sa haine.
Si tu ne m'aimes plus , songe que tu m'aimais.
PAOLO
Qu'oses-tu... ?
BERTOLD.
Suis-moi, viens.
PAOLO
Où?
Près d'elle.
PAOLO
Jamais !