ACTE II, SCENE IX
FRANÇOISE , â part.
0 mon Dieu !
LE DANTE
tt Se heurtant dans ce hideux séjour , « Dit Virgile , à jamais vers le gouffre entraînées , a Elles tombent sans cesse. »
FRANÇOISE , â part.
Oh î quelles destinées î
LE DANTE, apec/eu.
« Sous la pourpre et la soie endormez vos remords. « Mais la trompette un jour réveillera les morts ! « Montez, montez au ciel, vous, que le ciel approuve, ft Tremblez, maudits! Où fuir! le Seigneur vous réprouve. « Entrez ! Là, plus d'espoir? Toujours souffrir! »
Toujours !
LA DANTE
« Supplices réservés aux coupables amours... »
FRANÇOISE , se lei^ant.
Cessez. {Tout le monde se lèi>e )
Qu'as-lu?
GUIDO
Ma fille.
LA DANTE, à' part.
Elle est pâle et tremblante.
Se peut-il ?...
BERTOLD.
Tu pâlis, et ta main est brûlante.
Ce n'est rien... pardonnez... mon père.
GUIDO
A ces accens ,
Ma fille, la frayeur a subjugué tes sens..,
Sortons.
(Les dames enfournent Françoise , qui s'éloigne auec son père; Bertold fait signe aux chevaliers de sortir.)
LE DANTE , à part.
Qu'ai-je entrevu ? (Il sort.)