‹ Françoise de Rimini, drame en cinq actes et en versChapitre 42 sur 76 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

BERTOLD, l'RAKCOISE.

BERTOLD, agité , à part.

Ah! Dieu!

Que voulez-vous ?

BERTOLD.

I\ien.

FRANÇOISE, à part.

Il tremble.

BERTOLD , à part.

Insolent!

Votre casque vous pèse j L'air est brûlant.

BERTOLD, Votant.

Tenez. ( Elle le pose sur icnp iahl.'. )

{j4 part.)

Si mon courroux s'apaise.

Je l'interrogerai .

WRANÇOISE.

Poursuil-on le tournoi?

KERTOLD.

Oui ! Vous Tavez quitté ?

Vous savez bien pourquoi ?

Ces armes... La sueur mouille votre visage ! Ciel! vous sentez- vous mal?

Moi!

Prenez un breuvage Que ma main verse. . .

BERTOLD.

Non. (A part.)

Mon destin est aiFreux.

Vous souffrez comme moi... Je vous rends malheureux.

BERTOLD.

Il est vrai... je le sens Et nos maux vont s'accroître! Oh! quand finiront-ils?

Une cellule au cloître, , Pour habit un cilice , et pour lit un tombeau : Le deriûer de mes jours se lèvera bien beau!... Chaque instant de ma vie avec lenteur se traîne. Pourquoi m'arrachiez-vous au séjour de Ravenne? J'aime ses toits romains, ses clochers, ses remparts j Là, tout dans mes ennuis reposait mes regards, Là , mes soupirs vers Dieu s'exhaleraient sans crainte^..

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