ACTE m, SCENE ÏV
FRANÇOISE, à part.
0 tourment î
BERTOLD 5 étonné.
Pourquoi résistez-vous ?
Par pitié î PAOLO , à part.
Quel moment î
GUIDO
Ne l'y condamnez pas.
LE DANTE
Respectez une femme.
EERTOLD.
Mais...
Prenez-vous plaisir à déchirer mon ame ?
PAOLO
Mon frère. . .
BERTOLD.
Elle y consent!
( Paolo met un genou en terre ; Françoise s'approche et lui attache Vécharpe ai^ec une émotion ofisible.) BERTOLD, à part.
Paolo s'est troublé.
Je ne me trompais point... Dieu ! sa main a tremblé. Plus de doute à présent.
LE DANTE , à part.
Oh ! comme il les regarde î
FRANÇOISE 5 émue.
Allez 5 que le Seigneur vous prenne sous sa garde !
{Se tournant vers Berlold.) Monseijjneur...
BERTOLD, ai^ec une rage ironique.
Est-ce tout? JN'oubliez-VDus donc pa« L'usage consacré , le doux prix des combats , Le baiser...?
Moi!
BERTOLD.
Les lois de la chevalerie Vous l'ordonuent , madauie.
Ecoutez...
GCIDO5 bas à sa fille.
Je t'en prie , Cède et maîtrise-toi.
BERTOLD, à part. Paolo mon rival!
{^Françoise s'approche en chancelant de Paolo, qui s'incline et cherche à contenir son émotion : elle lui dépose un baiser sur le front )
BERTOLD, à part.
Un frère!,... Ce baiser va leur être fatal!
Vous êtes obéi.... J'ai fait taire ma haine.... Mais cet effort... {A la damoiselle.)
Suis-moi... je me soutiens à peine.
( Elles sortent i les dames les accompagnent. )