ACTE IV , SCENE II
SORDEL
Du tribunal sacré n'attendez pas les coups 5 On peut intimider son mystique délire , Je manie une épée aussi bien qu'une lyre. Disposez de mon bras.
LE PREMIER CHEVALIER
Et du mien.
LE PRINCE
Et du mien.
TOUS
De tous.
SORDEL
Chacun de nous sera votre soutien.
LE PRINCE
Vos vers ont ce matin réveillé mon courage.
SORDEL
Nous serons Gibelins.
LE PRINCE
Mort à qui vous outrage.
LE DANTE
Sous des drapeaux proscrits craignez de vous ranger.
LE PREMIER CHEVALIER
Nous réclamons ici notre part du danger.
SORDEL
Il est beau de périr aux colés d'un grand homme...
LE DANTE
Vous ! sujets de Berfold !
LE PREMIER CHEVALIER
Non ! exilés de Rome- LE PRINCE, jnontrant un chci^alier.
De Naples.
SORDEL
De Manloue.
LE PRINCE
Ah î si le tribunal .
Que rien n'aura fléclii , porte un arrêt fatal Aux jours de Paolo , marchons la lance haute. Mon frère est à Padoue , il vous reçoit pour hôte j Il y règne 5 acceptez.
LE DANTE
Un si beau dévoùment.
De rÉternel sans doute a le consentement.
{A part , réfléchissant.^ Que faire? Les sauver!... Le meurtre ou Tadultère !.. . Les sauver ! Dieu le veut !
LE PRINCE
Allons ! plus de mystère !
J'arme mes serviteurs.
LE PREMIER CHEVALIER
\^ts cloches du beffroi Diront aux Gibelins : « Levez-vous sans effroi ! »