SCÈNE V
FRANÇOISE, BERTOLD.
BERTOLD, dans une profonde démence.
Haine... leur mort... Oh!... oui... ce fer... plongé... {Croyant apercei>oir Guido,) Sors... Sors! te dis-je. (L'accompagnant.)
Bien. {Souriant.)
Quand serai-je vengé?
Bientôt!... A mon poignard son père Tabandonne.
Et je puis vivre encore î
BERTOLD 5 riant,
11 croit que je pardonne...
Ils sont là... Je les vois j ils mêlent le poison. Pensent-ils que rhymen suivra leur trahison?.,. Erreur ! . . . plutôt la mort ! . . . Quoi ! mon épouse m^aime !-
A Tautel î . . Qu'elle est belle ! ... Oh ! ma joie est extrême. Un jour de fêle!...
FRANÇOISE , à part.
Hélas!
BERTOLD , trouvant un lii^re au pied du lit de repos. Un écrit ! Quel est-il ?
(Il lit en riant.) Oh! lisons!... <% Lancelot retourna de l'exil j « Ores ce chevalier si galant et si brave , « De la reyne Ginesvre estait le doux esclave : « Galléhaut le servait... Un jour...» Tu mens!... (// jette le livre à terre.)
FRANÇOISE, effrayée.
Grand Dieu!
BERTOLD , marchant avec agitation.
Mes horribles soupçons me suivent en tout lieu.
FRANÇOISE, allant à lui.
Écoute-moi, reviens de ce cruel délire.
BERTOLD , la prenant par le bras.
Dans mon ame , mon père... oh ! garde-toi de lire. Elle enferme un projet horrible... Adieu l'espoir! J'ai fait chasser le Dante, et je frappe ce soir.
CherBertold , réponds-moi. .. Mon supplice esthorrible. Regarde... M'entends-tu?... Cet œil fixe et terrible Est froid comme la mort... Souris-moi.
BERTOLD.
Qu'êtes-vous?
Tu ne me vois donc pas, mon ami, mon époux? C'est Françoise , c'est moi : . . . mets fin à ma soufFrance : Ma main presse ta main . . . Sens-tu ?. . . Plus d'espérance ! Oh! regarde, ou je meurs... Parle j reconnais-moi.
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