ACTE I, SCENE IX. ai
Je préfère ma gloire.
Le remords te poursuit; non, tu n'es pas heureux?
BERTOLD.'
Qui? moï? Quand de l'hymen je bénis les doux nœuds, Et que ma noble épouse.....
PAOLO
Achève, quelle est-elle?
BERTOLD.
PAOLO , à part.
Ciel!
BERTOLD.
Qu'as-tu?
paolo. {A part. )
( Haut. ) Rien Affreuse nouvelle !
Ah ! j'ai tué son frère.
BERTOLD.
Elle craint de te voir.
PAOLO
Elle me hait!...,. Adieu!
BERTOLD.
Que fais- tu?
a* FRANÇOISE DE RIMINI.
PJLOLO.
Mon devoir.
Lé jour m'est odieux.
BERTOLD.
N'est-il rien qui t'arrête?
PAOLO
Allons!
BERTOLD, le retenant.
Dieu ! si tu sors, tu ha&ardes ta tête.
PAOLO
Pen tends? Le tribunal....
BERTOLD.
Est-ee à moi de souffrir...?
PAOLO
De quel droit prétends-tu m'erapêcher de mourir?
BERTOLD.
De quel droit? à Bertold Paolo le demande!
Si l'amitié se tait, l'honneur me le commande. Ton repos pour moi seul n'est-il pas compromis? Ne m'es-tu pas, dis-moi , le plus cher des amis ? N'as-tu donc point sauvé mes sujets du carnage? Ne dois- je pas enfin la vie à ton courage?
De quel droit? De retour de ton exil lointain, Tu cherches en aveugle iw supplice certain , Quand tes juges sont prêts et que l'effroi me glace, De ton dernier abri tu veux que je te chasse !