BE&TOLD
Messires chevaliers, qui vous montrez ensemble Terribles au combat et brillans à la cour, Ayez part au bonheur que m'apporte ce jour, Voici mon frère ; il vient visiter sa patrie, Des cœurs tels que le sien si tendrement chérie.
paolo, saluant.
Florello, Colonna, Sordel Prince Albertt,
Dont le courage un jour ne s'est pas démenti, Que j'aime h vous revoir après ma longue absence î
BERTOLD.
Messires, à l'instant célébrons sa présence : Au sein de mes jardins, fermés de toutes parts, Des dames, en joutant, méritons les regards.
On prépare un tournoi, la carrière est ouverte , Au meilleur combattant une écharpe est offerte. Que tout preux chevalier, soutenu par l'honneur y Lutte avec Paolo d'adresse et <le vigueur; Que le fer émoussé triomphe sans blessures.
Françoise , a part.
Ah! que je souffre!
LE PRINCE
Allons revêtir nos armures.
4a FRANÇOISE DE RIMINI.
PÀOLO.
Vous , prince de Scala !
le prince , gaîment.
Pardieu ! je suis jaloux De briser ce matin une lance avec vous.
Je viens à Rimini pour me former aux armes
(Montrant Bertold.) Sous un Malatesta, fameux dans nos alarmes; Et jouter contre vous, rival à redouter, Est une occasion dont je veux profiter.
Je vous soutiens ici que ma dame est plus belle
paolo, mettant la main à son épée.
Ah ! ! {Se remettant.)
Moi.... je n'en ai plus.
(Le Dante paraît.)
LE PRINCE
Encore une infidelle^