ACTE H, SCÈNE X. 5i
A qui sauf nul détourne dirai mes douleurs.
Et qui par sa tristesse accueillera meâ pleurs ; Il n'accusera pas mon amour de faiblesse:
L'affront que je ressens autant que moi le blesse. Regarde, vois ce corps, sans grâces, amaigri, Usé par trop d'amour, avàùt l'âge flétri :
(Avec amertume é) Comment plaire? Pourquoi n'ai- je pas eb partage La forte et là beauté?
(Regardant son frère avec admiration.) Quel brillant avantage. . A
paolo, l'interrompant.
Ton rival...
BERTOLD.
Mes soupçons sont encore incertains.
Mais obsétve tu siknoe aux jeux, à nos festins , L'inseAsA.**
PAOLO
Qui?
BERTOLD.
Sordéi.
PAOLO
Ce troubatàôtir cétëbre, Dont on chanté les vet-s en France, ataxbôi*ds tfe TÈbfte?
BERTOLD.
Présomptueux, volage et prompt à s'ertflanjmer, Des femmes qu'il encense il croit se faire aimer j Si Françoise flattée. .« en se6 vers il la loue, J'ai près d'elle ufl témoin..', plains-Moi. jç te l'avoue...
5a FRANÇOISE DE RIMINI.
Je crois que ma raison s'égare par moment... L'amour... l'enfer n'a pas un si cruel tourment.
PAOLO
Ciel!
BERTOLD.
Je fuis les regards quand mon accès commence, Oui, mes douleurs souvent tiennent de la démence. La nuit , malgré l'éclat que jettent mes flambeaux, Je vois à mon chevet, couverts de noirs lambeaux, Passer, passer toujours de livides fantômes; Si je veux sommeiller, j'entends rire des gnomes, Rires affreux!... Le jour, ma mémoire s'enfuit, Je revois par momens les scènes de la nuit.... Et ces ombres toujours à Françoise ressemblent.... Tiens, j'ai peur d'y songer... regarde, mes mains tremblent, Crois moi, n'aime jamais... Viens nous joindre au signal.
( // sort à pas lents.)