‹ Françoise de Rimini: drame en cinq actesChapitre 65 sur 88 · ACTE IV, SCENE H · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE H

Un attrait qui m'enflamme et grandit ; mon épée Dans un saqg ennemi ne. fut jamais trempée $ '

Vienne l'occasion, je saurai la saisir, Je serai Gibelin, car tel est mon plaisir ; Le ciel m'approuvera. Rien n'élève les âmes Comme les vers de Dante et la regard des femmes.

LE DANTE

Osez-vous...?

LE PRINCE

Essayez! Proscrit, où fuirez-vous ?*

SORDEL

Du tribunal sacré n'attendez pas les coups ;. On peut intimide» saa mystique délire, Je manie une épée aussi bieç qu'une lyre.

Disposez de mon bras.

Lfi PREMIER CHEVALIER.

Et du mien.

LE PHINOEU

Et du mien.

TOUS

De tous.

SORDEL

Chacun de nous sera votre soutien..

LE PRINCE

Vos vers ont ce matin réveillé mon courage.

SORDEL. '

Nous serons Gibelins.

$6 FRANÇOISE DE RIMINL

LE PRINCE

Mort à qui vous outrage.

LE DANTE

Sous des drapeaux proscrits craignez de vous ranger.

LE PREMIER CHEVALIER

Nous réclamons ici notre part du danger.

SORDEL

Il est beau de périr aux côtés d'un grand homme...

LE DANTE

Vous! sujets de Bertold !

LE PREMIER CHEVALIER

Non ! exilés de Rome.

LE PRINCE , montrant un chevalier.

De Naples.

SORDEL

De Mantoue.

LE PRINCE

Ah! si le tribunal, Que rien n'aura fléchi, porte un arrêt fatal Aux jours de Paolo, marchons la lance haute.

Mon frère est à Padoue , il vous reçoit pour hôte; U y règne -, acceptez.

LE DANTE

Un si beau dévoûment.

De l'Éternel sans doute a le consentement.

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