SCÈNE V
Les Mêmes, FRANÇOISE.
FRANÇOISE, tenant des œuFs sur le plat qu'elle pose sur la table, A table! à table!... voici le déjeûner.
PALMinE et AHàtani.
Vite à nos pl.ices!
FRANÇOISE, s'armant d'une cuiller.
11 y a un œuf pour chacune de nous.. .je vais faire les pans.
LÉONARD, regardant Françoise.
Dieu ! qu'elle est belle dans cette altitude !
Eh ! mais c'est Le'onard.
PAIMIBE, avec un peu d'hésitation.
Oui... il était venu ici pour...
FIVANnoISE.
Pour déjeûner, peut-être ?
LÉONARD
Merci !... je n'ai pas faim.
Tant mieux... car, nous n'avons que trois couverts, c'est juste notre compte... nous n'aurions pas pu t'en offrir un.
LÉONARD, à paru Mauvais début!
■PALMIRE, tendant son assiette.
Pourrais-tu me donner un peu de jaune?
AMANDA, tendant la sienne h son tour.
Et à moi un peu île blanc.
LÉONARD, .^ Palmiro.
Parlez donc pour moi !
Puisque Léonard n'est pas occupé, s'il nous versait à boire.
LÉONAnn.
De tout mon ctenr, nu'Silemi>iseHes. (Il prend la carafe cl verse à boire. )
l>ALMIRE.
Oh' la belle eau!.. .
C'est de la tiltiée... rien que ça.
AMANDA
Tuasbien f.iil dt! clianjjer le porteur d'ean . il nous servait si mal I
Je crois bien... avec lui on était exposé .i boire des poissons qui naffeaient dans la carafe, taiulis que cci-i est clair et brillant cr>inme du cliainpa'^ne... (Elevant son verre.) A la santé du Conservatoire!
AMANDA et PALMIRK.
A la santé du Conservatoire !
LÉONARD, à part, avec colère.
Quel appt'tit !... si elles avaient sur l'estomac une passion bien tondilioiinée '■ .