ACTE I, SCÈNE VU
LE DOCTEUR, lui Icilüaut la main.
Monsieur de la Hyonnais, vous êtes un brave jeune homme! J’aime à croire qu'Henri sera digne de ce dévouement. Je ne dois pas vous dissimuler que son caractère est plus séduisant que solide. C’est une âme expansive et légère, tour à tour ardente et froide. éprise du vrai et du faux; mais une affection sérieuse comme la vôtre peut lui faire beaucoup de bien.
LA HYONNAIS.
Et sa position...
LE OOC1 ELU.
Ne doit pas vous préoccuper. Il a la fortune de sa mère, que le marquis a placée en terres dans ce pays-ci; d’ailleurs, la loi lui garantit l'héritage de l’homme dont le nom ne saurait lui être contesté.
LA HYONNAIS.
Vous savez, monsieur, qu'on peut toujours éluder la loi, et je sais, moi, do source certaine, que le marquis y travaille; je sais aussi qu’Uenri a des dettes, qu’il a formé depuis peu le dessein de se marier et qu’il a écrit au marquis pour savoir quel sort il comptait lui faire. Une réponse devait lui être adressée ces jours-ci, et c’est pour parer au coup fâcheux que cette réponse peut apporter â ses projets et à sa situation que je suis venu vous trouver.
LE DOCTEUR, lisse lèvent.
Se marier! Il ne m'en a pas dit un mot. Je croyais avoir sa confiance ! Quanta ses dettes... j’ignore si elles sont considérables...
Henri ne sait rien des douleurs de sa mère; pensez-vous que
FUANÇOISE.
je puisse passer la journée à Bourges et faire connaissance avec lui, sans lui causer trop d'étonnement?
LE DOCTEUR
Bien de plus facile. Voyons... vous allez à Vichy...