CI. F. ON ICE, très-élégante, trop pour une demoiselle
Enfin! me voilà! Embrassons nous donc, ma bonne amie!
FRANÇOISE, l’embrassant au front.
Je ne vous demande pas de vos nouvelles, vous nous revenez si jolie et si pimpante...
Eh bien, et vous? On a beau faire, on n'a l’air de rien du tout auprès de vous. Vous êtes mise à ravir dans votre simplicité. Comment faites-vous pour ne jamais avoir l'air d’une provinciale?
J’ai un peu de goût, apparemment. Comment va madame
votre mère? (Elle lui montre un siège ü droite, elles s’asseyent 1 .)
Très-bien; elle a été rendre visite à un tas de femmes d'avoués. Elle voulait m’y traîner. Ah bien oui!
Vous êtes donc toujours une méchante espiègle? toujours en révolte?
Contre maman? Oh! ce n’est rien. Je suis bien plus méchante avec papa. Au moins, si maman est bavarde, elle est gaie, vivante! au lieu que papa... papa, voyez-vous, ma chère, c’est la plainte faite homme, c’est le grognement, c’est l’ennui... Enfin... papa, c’est la pluie, je ne peux pas mieux dire.
Et pourtant ces détestables parents vous gâtent et vous adorent.
Oui, en attendant qu’ils me sacrifient; ah! ciel! quand des parvenus donnent dans le travers de la noblesse...
' Krançoisft, Clénnice.