ACTE I, SCÈNE XI
C’esl vrai, on aurait cédé. Mais qu'est-ce que vous en pensez, vous, de mon cousin Jules?
Je vous l'ai dit; il est trop jeune, trop...
Trop blond? oui, il est trop blond!
Et trop myope.
Avec ca, il ne veut pas porter de lunettes.
FR ANÇOISE.
C’est par coquetterie!
C'est drôle, je ne suis demandée eu mariage que par ceux qui n'y voient pas. 'Regardant à droite, vei> la salle à manger.) Tiens, tiens! qu'est-ce que c'est que ce monsieur-là? Et cet autre? Des gens très-bien ! vous ne me disiez pas que vous aviez du inonde, Françoise !
L'un est mon ami d’enfance...
Ab! le jeune homme élevé chez vous! Il est marquis ou comte, je crois? Pourvu que maman ne le voie pas ici! Elle voudrait me le faire épouser tout de suite.
1 Françoise, Clconicp.
Oh! rassurez-vous! son illustre père ne consentirait jamais...
A une mésalliance? ah ! oui-da! Eh bien, et vous? vous êtes mieux née que moi, je le sais; vous tenez à l’ancienne bourgeoisie du cru; mais enfin, vous n'ôtes qu’une bourgeoise, et on dit partout qu’il vous épouse?
üenri? Voilà une belle histoire !
Dame! il serait temps de vous décider, vous avez bien vingt ans...
Vingt-quatre, s'il vous plaît, petite fille, et je compte faire encore mes réflexions.
Ou bien vous avez comme moi une passion dans le cœur .
Comme vous? Oh ! non !
Alors, c’est plus grave?
Mais voyez donc cette petite moqueuse ! Que regardez-vous par là?
Ce jeune comte, eh! bien, il a une très-jolie figure, et je vous félicite ! Ah ! les voilà qui viennent ici ?