‹ FrançoiseChapitre 4 sur 111 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

M. DUBUISSON, MARIE-JEANNE, entrant tous deux ».

DUBUISSON

Et comme ça, Marie-Jeanne, il n’est point chez lui?

M ABIE-JEANNE.

Eh non, monsieur Dubuisson; ce n’est point encore son heure de rentrer.

1 Marie-Jeanne, Dubuisson.

DUBUISSON

Il a une bonne clientèle, le docteur Laurent. C’est le médecin le plus achalandé dans la ville de Bourges et les environs. Il doit gagner gros, ton maître?

MARIE-JEANNE

Oh bien, oui! il serait riche, s'il voulaitl mais il soigne trop de malheureux, et il ne prend pas assez cher aux richards comme vous !

DUBUISSON, moitié lier, moitié plaintif.

Aux richards!... Enfin! je lui apportais... (il s'assied à droite du guéridon.)

MARIE-JEANNE

Le prix des visites qu’il a faites, l’an passé, à votre demoiselle? Il m’avait prévenue de ça, et, pour vous éviter la peine de repasser, voilà son reçu qu’il m’a laissé ce matin * : ça fait-il votre compte? (Elle a été chercher le reçu dans le cabinet.)

DUBUISSON , regardant le papier que Marie-Jeanne lui a remis.

Voyons! (A part.) Tiens! il a oublié deux visites, (il lire de l'or de sa poche et le compte sur la table.)

MARIE-JEANNE

Ah çà, elle est bien guérie, rnam’selleCléonice?

DUBUISSON

Que trop! elle a couru les bals tout l’hiver. Ah! ça coûte les yeux de la tête, la vie de Paris!

* Dubuisson, Marie-Jeanne.

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