‹ FrançoiseChapitre 42 sur 111 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

HENRI

Eh bien, cherche encore, va. 'Bas a Françoise.) Françoise, je veux te parler.

Eh bien, parle-moi.

MARIE-JEANNE

Allez! on vous écoute.

HENRI

Mais, toi, tu me gènes.

k MARIE- JEANNE.

; Ah bah ! et depuis quand?

HENRI

• Depuis que tu es devenue épilogueuse en diable.

y MARIE-JEANNE.

Un moment! Est-ce par la permission de monsieur que vous venez à la Chanterie? Ne vous a-t-il pas dit avant-hier...

HENRI

Oui; mais tu vas voir que j’ai le droit... Françoise, (Il la fait asseoir à pauciie.) je compte dire à ton père ce que je vais te confier... Tu peux le lui dire la première... (il s’est assis près «relie sur un pouf.)

Alors j’écoute. Comme tu es ému! (A pari.) Et moi aussi... je ne sais pas pourquoi !

HENRI

Ah ! mon amie! ceci est le moment le plus sérieux de ma vie «

Je veux me fixer, quitter la folle et sotte existence que je mène depuis cinq ans; je veux quitter le inonde; je veux me marier, enfin!

Toi?

FRANÇOISE, tressaillant.

HENRI

Est-ce que cela t'étonne beaucoup?

Oui, parce que... parce que... je ne sais pas. (tes larmes lui coupent la voix.)

HENRI, lui prenant les mains.

Qll’as-tU, Françoise? oh! tu pleures! (Marie-Jeanne laisse tomber son tricot.)

FRANÇOISE, se remettant.

Eh bien, oui! parce que j'ai pour toi une amitié de sœur et de mère. Tu m’avais dit cent fois que tu ne comptais pas te marier.

HENRI

Et toi, tu disais la même chose!

Oui, pour d’autres motifs! Mais il ne s’agit pas de moi.

HENRI

Si fait! j'ai besoin de ton avis, de ta pensée intime.

Eh bien, souviens-toi ! Quand tu me demandais pourquoi je refusais tous les partisse te répondais que, n’ayant pas usé mon cœur à de folles curiosités de sentiment, et n'ayant pas joué comme les enfants avec le feu, je m’étais fait de l’amour une si

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