I.F. DOCTEUR
C'est impossible !
LA I! VON M Al S.
Votre devoir est de le tromper.
LE DOCTEUR
Oui, allez m'attendre en bas, je vous verrai tout à l’heure. (La Hyonnais sort par lo fond. — A Henri.' 1 Eli bien, te voilà SOllcieux?
HENRI, venant à lui.
Ah! mon ami! que de choses j’ai à vous dire et à vous demander!
LE DOCTEUR
Ce que tu as à me dire. . je le sais... Françoise vient de me le confier.
HENRI, agité.
Et que décide-t-elle? que décidez-vous?
LE DOCTEUR
Rien encore. Il faut que. je le parle du marquis ton père..
HENRI
Oui, c'est vrai ! Il vous a écrit? Voyons sa lettre.
LE DOCTEUR
Non, c’est inutile; elle est si sèche...
HENRI
Oh! j'y suis habitué, n’importe!
LE DOCTEUR
Je ne l'ai pas sur moi... mais je sais par cœur... (A pari.) ce que je peux en extraire! (Haut.) Elle est en fieux points trèsnets.
HENRI
Le premier?
LE DOCTEUR
« J’ai beaucoup d'estime pour vous, monsieur le docteur, et pour mademoiselle votre fille. M. Henri est libre de son choix. »
1IEXRI.
Oui, c’est comme avec moi! style laconien. Et le second point?
LE DOCTEUR
Je te le dirai tout à l’heure. Il faut que d’abord tu me mettes au courant de tes affaires.
HENRI
Je croyais que, pour vous, l’important...
LE DOCTEUR
L’important pour moi, c'est ta conduite passée et future. Astu entamé ton héritage maternel?
HENRI
Oui, un peu.
LE DOCTEUR
Un peu, ou beaucoup?
HENRI
Beaucoup.