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‘UCTEN REXIER.
J'adore ta venue, enfant, frère des mondes,
— Œuvre de votre amour, 6 Père, Ô Saint-Esprit ! — Sublime agneau, victime et sauveur, Jésus-Christ, Dont le front doit blémir à nos douleurs profondes.
Je t'adore, à Promis de toute éternité!
Je t'adore en mes cris, je t'adore en ma joie ; D'une âme que le feu de ses désirs rougeoie Je t'adore en mon rêve et mon humanité.
Je t'adore !.. Car j'ai compris ton beau sourire :
Sur ta lèvre divine où ses plis sont posés
Comme en un grand miroir, bouche et traits convulsés, Le Prodige inouï du Calvaire se mire. ;
O divin Rédempteur ! Flambeau des paradis
Que la chair et la vie agitent devant l'Être j
O Sauveur ! apprends-moi ce que je dois connaître Pour dompter la chimère et ses envols maudits !
Car je veux, avec Toi, grandir dans l’humble enceinte ; Comme Toi, je veux mettre à mon front le roseau }
Je veux m'agenouiller auprès de ton berceau,
Pour expirer plus tard aux pieds de la Croix sainte.
Arthur de Bussières.
= —— ne — = *
+ du 4 ue. 2
Bene scripsisti de Me...
"Sa main feuillette un manuscrit.
Ce manuscrit, c’est la lumière,
Le secret du divin Amour,
C'est le fruit pur de la prière
Que moissonne un labeur bien lourd.
A ces pages que l'on admire
Il a consumé maintes nuits, Cherchant le souffle qui l'inspire Sur les lèvres du crucifix.
Elle est là, l’œuvre de ses veilles, Trésor de son dogme savant, Ecrin sublime des merveilles
De l'adorab'e Sacrement.
Mais il tremble : ce grand Mystère Que son savoir a pésétré, L’a:t:il, incertitude amère !
Assez dignement célébré ?
Tout sommeille, tout est tranquille ; # | Thomas se lève, l'œil en pleurs, \ Au lieu saint, son plus cher asile,
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| ÿ Il court épancher ses douleurs.
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Prosterné soudain, il implore Le Dieu puissant qu'il a chanté, Le Christ que son génie adore Et dont le nom est Vérité,
Me...
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re, il gémit, qui brûle manuscrit.
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re bien lourd.
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eilles, it, es
Mystère
anquille ; eurs, asile, urs.
re anté, ore
“ Divin Roi de l’Eucharistie, “ Caché sous les voiles du pain, “ Dis-moi, de la source de vie
‘“ Ai-je enseigné le vrai chemin ?
“ Je hais la louange frivole
‘Que donne un monde séducteur ;
‘ Je n’ai de foi qu’en ta parole :
“ Viens, oh! viens rassurer mon cœur !
Il prie, et sa noble figure . Brille d’un éclat lumineux ;
Sa lèvre faiblement murmure
Des mots que comprennent les cieux.
Ses picds semb'ent quitter la terre Pour quelque lointain paradis,
Et son corps nimbé de lumière Fait le jour dans le saint parvis.
A sa voix l’image divine
Paraît tout-à-coup s'animer,
Sa tête doucement s'incline :
L'humble moine s'entend nommer.
“Thomas, Thomas, lui dit le Maître, ‘ Mon bien-aimé, console toi ;
‘ Je verrai mon culte renaître ;
Ta plume a bien écrit de Moi.
“ Mais toi, poursuit le Dieu-Victime, ‘ Quel prix veux-tu de ton labeur ? ” Thomas, dans un élan sublime,
Répond :‘ Vous seul, ô mon Sauveur!"
AMÉDÉE GÉLINAS.
abritait
+ Vendredi-Saint =
rs OURS = ——
Sur le mont Golgotha. Durant l'heure huitième, Des groupes d'hommes Juifs gravissent les chemins. Écoutez : leur clameur profère le blasphème, Regardez : la fureur rend ieurs yeux inhumains.
Devant la croix, parmi les durs soldats romains, Frissonnante, la Vierge attend l'instant suprême ;
Et Jésus, couronné du honteux diadème,
Pour sceptre, roi du monde, a des clous dans les mains.
Autour, la multitude infâme le renie ; Et les rochers du sang d’un Dieu sont recouverts j Et le Christ Rédempteur, divinité honnie,
Effrayant de douleur, sublime d'agonie, Dans le geste mourant de ses deux bras ouverts, Pour le remettre au ciel embrasse l'univers !
LUCIEN RENIER
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” RÊLE fleur qu'étreint la sombre agonie, Berthe est là qui pleure et prie en tremblant. tre seule, Ô Dieu ! devant l'ironie
: mort qui veille auprès du lit blanc,
-uran ses grands yeux d'horreur infinie !
Chercher l’être ami qui de son baiser Rendrait à la nuit un reflet d’aurore
Et la vie au cœur prêt à se briser :
Ne voir que la mort, monstre qui dévore
Et tend ses deux bras pour vous embrasser !
:s mains.
is ;
Être seule à l'heure où tout se consume De ce qu'on rêva, de ce qu’on chérit, Comme disparaît, noyé dans la brume, Un clair paysage où le ciel sourit :
Être seule alors : ô l’âpre amertume !
‘ Frère de mon.cœur, ne viendras-tu pas
“ Calmer dans l’effroi ta pauvre épousée ?
‘“ Déjà de mon sang le fatal trépas
‘ Vide jusqu’au fond la coupe épuisée :
‘ Et j'écoute en vain le bruit de tes pas...”