‹ Franges d'autel [microforme]Chapitre 2 sur 20 · SN TA · texte numérisé non relu

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Lorsque le troisième matin Dans les prés ouvre l'églantine, On entend là, sur la colline, Une cloche au pleur argentin Murmurer dans la tour voisine.

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Bientôt, aux routes du château, Avec son enfantine escorte Apparaît un Prêtre qui porte

Sous les plis de son blanc manteau Le pain sacré qui réconforte,

L'huis s'ouvre au Mystère de Dieu, Déjà, sur son lit de souffrance Berthe à tressailli d'espérance,

Et son cœur au chant de l’adieu Mêle l'hymne de délivrance.

Guido,d'un regard frémissant Contemple les apprêts mystiques, Le missel aux riches dyptiques Et le ciboire éblouissant

De perles et d'émaux antiques.

Bientôt, dans les doigts du prieur, Sous le reflet calme des cierges Comme d’angéliques flamberges, Rayon pur d'un monde meilleur, Brille l’Hostie aux Candeurs vierges.

Et la mourante au Pain du ciel Ouvrant la bouche de son âme, Aspire le divin dictame

Et goûte la saveur du miel Avec l'ivresse de la flamme.

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Puis le ministre, sur l'autel Déposant le sacré ciboire, Lui dit la suprême victoire, Et l'éclat du règne immortel Et les délices de sa gloire.

Mais tandis qu'au verbe de foi Elle entr'ouvre son cœur docile, Guido suit un rêve stérile ;

Et soudain, la rage et l'effroi Luisent dans son regard fébrile.…

Le ciboire est ouvert encor 3

Nul œil humain ne le protège :

Seuls les anges lui font cortège...

L'infâme dans le vase d’or

A plongé sa main sacrilège !

‘ Qu'elle est douce, 6 mon Rédempteur !

“ Votre paix que j'ai ressentie | ” Murmure une voix amortie.

Dieu ! quel écho blasphémateur

Grince tout bas : ‘“ A moi l’hostie ! ”

Maïs quand le traître frémissant Triomphe en son âme damnée, L’âpre sentence est fulminée

Par la bouche du Tout-Puissant :

À mourir Berthe est condamnée !

( à suivre.) SERGE USÈNE.

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Deus abéçonditus

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C'était aux Premiers foux de Zout étre sé eillait, je Les astres s'allumaien Et la terre

une, aimant, radieux ;

lAUX espaces des cion v Parait son orbe Vierge encore, Soudain, comme UN parfum léver qui S'évapore, Un HUrmure 10H £a, subtil, MYStET ieu x,

Disant : « On donc

Le Créateur ant qu'il faut ue l'on adore 2" $ q 4

Et des millions de voix répétèrent tout bas

La question tnquièle, et toutes les prunelles,

Avides, recherchaient Ja race de Ses Pas...

Alors, un cri lomba des sphères élernelles :

- “/nsensés ! Par delà les inages charnelles

î “ Adorez à SENOUX CELUI QU'ON NE VOIT PAS ! ” /) p

la première aurore ;

SLT? Où se cache à 208$ yeux

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de la première aurore

LUI YAdieux ; T'éspaces des cien v Tierge encore,

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Où se cache à nos Ve Æque l'on adore ? *

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