‹ Franges d'autel [microforme]Chapitre 7 sur 20 · PRES · texte numérisé non relu

PRES

Émoi, douleur, colère aussi : chacun s’affole Et maudit ce dessein barbare, criminel :

Ose-t-elle braver et l’ordre paternel

Et les pleurs de l'amant trahi qui se désole

Elle est libre pourtant : et l'évêque à l'autel N'a pas reçu les vœux par où le cœur s'immole, Et le voile de vierge, attristante auréole,

Ne cache pas encor son front à l’œil mortel.

Qu'elle cède, ou de force à l'hymen on l’entraine ! Mais Théléa, qu’embrase une amour surhumaune, S'élance et fuit soudain vers le temple adoré.

Là, ferme, défiant l’infernale tempête, l'a vierge est À genoux, et prie, et pour sa tête Des nappes de l’autel fait un voile sacré.

Serge Usène.

psterium #ivei TIRE Le —

Homme, sais-tu Je mystère Qui se déroute à / ‘autel, Ombre épaisse, énigme austère, Accablant l'esprit mortel ?

Sous ces éphémeres voiles Découvres-tu de Les yeux Le Maitre que les étoiles Chantent dans Les vastes cieux ?

Comprends-tu que la nature Résiste à sa Propre loi,

Et qu'une apparence pure Soit le trône dy g'and Roi ?

Sais-tu Pourquoi Dien s'attache À l'atôme vide et bas ?

Pourquoi ce qui est se cache Derrière ce qui n'est pas ?

Pourquoi la splendeur sans borne Qui brille au front lout-puissant Éteint en ce réduit morne

Son éclair éblouissant ?

Pourquoi la Vision immense Parait un œil qui s'endort,

Et pourquoi la Vie intense S'afaisse aux bras de la mort 2.

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vium #ivei

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Un seul mot, souffle qui passe, Comble l'abime béant, Met l'Infini dans l'espace

“lu le mystère Et le Tout dans le néant.

le à l'autel, se, énigme austère, Prit mortel ?

Un mot fait descendre, comme Pressé sous un poids vainqueur, Le Très-Haut aux mains del'homme Et le Très Saint dans son cœur !..

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mères voiles de tes yeux e les étoiles S les vastes cieux ê

Homme, sais-tu ce mystère ?

As-tu dérobé le sens

Du grand secret que la terre Renvoie aux cieux impuissants ?

que la nature ropre loë, arence pure

u grand Roi ?

Ton génie alors te livre

La gloire du Créateur ;

Car quiconque ouvre ce livre Est égal à son Auteur.

où Diern s'attache et bas ?

t'est se cache n'est pas ?

Mais si la page scellée

Résiste à ton vain effort ;

Mais si ton âme accablée Succombe au fardeau plus fort ;

ehdeur sans borne

ont tout-puissant uit morne

issant ?

Mais si, désespoir Suprême, Dans le désert de ta nuit Aucune étincelle même, Aucune étoile ne luit ;

lon immense

Li s'endort,

Vie intense

as de la mort ?..

À genoux, dans le silence, Brisé, ravi tour à-tour, Homme, adore la Puissance, Homme, reconnais l'Amour !

SERGE USÈNE.

Soleil d'Hiver

Il est midi : dans l'air limpide et transparent La lumière se joue et chatoie et rayonne, Comme au ciel tropical et sur le sable errant Des déserts enflammés que la soif aiguillonne,

Maisici le rayon se heurte en frissonnant

Au grand linceul glacé dont le sol s’environne, Et la neige, éployant son cristal monotone,

Le rejette aussitôt vers l’astre éblouissant.

Et le soleil de feu, ct la plaine de glace, Sont là, rivaux altiers se défiant en face, Se pressant, s'étreignant, Corps à corps enlacés ;

Sansque l'effort constant lasse leur calme audace, Sans que le flocon crc üle à la flamme tenace, Sans que le rayon cède et dise : C'est assez,

limpide et transparent 1atoie et rayonne,

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Corps à corps enlacés :

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Et j'ai vu s’élancer de l'autel une flamme

Que l'Amour Incréé couve en ses profondeurs, Rayon faisant pâlir tout astre à ses splendeurs, Dard sacré, plus aigu que l'acier d'une lame.

L’incendie, attisant ses subtiles ardeurs, Comme un torrent de lave a bondi sur mon âme, La baisant de son souffle aux vibrantes strideurs, L’enserrant aux replis de sa brûlante trame.

O Dieu ! comme ce feu consume en pénétrant !

Qu'il est prompt à saisir et savant À dissoudre, Et puissant à dompter les cœurs,réduits en poudre!

Hélas! moi, j'ai vaincu le foyer dévorant,

Et mon âme résiste aux éclairs de sa foudre,

Et d'un froid qui la glace elle s'en va mourant. Serge Usène.

VEN AI A MA SŒUR Le jour de sa Première Communion.

Ma sœur, ton Jront s'incline ainsi qu'aux vents d'été Celui des lis HeÏgeux au sein des solituaes.... Seraitce qu'on aurait d'exquises attitudes Lorsque l'on COMmmunte au Dieu de sainteté ?

Dis-moi, ma S@U?, pourquoi, plus calme que naguère, Ton regarda resplendit de paix et de douceur... Serait-ce le regard que l'on aurait, ma sœur,

Lorsque l'on commune à ton Dieu de lumière ?

Dis-moë, Pourquoi fais-tu ton Parler, SZ suave et si doux qu'on s'émeur à / entendre : Dis-moi, ma Sœur, là voix se faitelle Llus tendre Lorsque l'on commune à notre Dieu d'amour ?

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