‹ Fran©ois Buloz et ses amisChapitre 134 sur 173 · Voir cette pièce à l'Appendice, C · texte numérisé non relu

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rait accueillir cette proposition que mademoiselle Rachel 7ie voudrait pas, d'ailleurs, voir portée au Comité. » F. Buloz affirme : « Les services que rend mademoiselle Rachel à la Comédie-Française, justifient cette demande », et il prie le ministre « d'avancer la somme de 5 000 francs à mademoiselle Rachel». Ainsi les Sociétaires n'en sauront rien. 11 ressort de ceci, que Rachel préférait s'adresser au Commissaire royal, plutôt qu'au Comité, avec lequel elle n'était pas toujours d'accord.

En 1843 pourtant les choses commencèrent d'aller moins bien entre la tragédienne et F. Buloz. De quoi donc se plaint-elle? Célèbre et riche, elle est reçue partout, son art lui ouvre toutes les portes, même les plus fermées; qui donc lui résiste? Le Comité. Et encore, le Commissaire royal. Sur le Comité, Rachel ne parviendra jamais à régner complètement, mais ne peut-elle gagner le Commissaire royal? Le départ de Vedel a conféré récemment à F. Buloz des pouvoirs plus étendus. Ce serait une conquête utile à faire...

Dès lors ce sont mille gentillesses. Je possède un jeu de boîtes à poudre offertes par elle à lui — les boîtes de Rachel : un souvenir; elle soupe chez lui, elle l'accompagne au théâtre. Lorsqu'il va voir madame Dorval à l'Odéon, elle écrit à M. Mantel : a Vous chercherez place ailleurs, M. Buloz m'accompagnant, pourrait être gêné

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dans son admiration pour la nouvelle Melpo-

mène '... »

Bien entendu, F. Buloz ignore tout ce manège, qui se termine assez subitement, et assez mal, un jour dans le cabinet directorial, par l'échec des plans de la tragédienne. Le directeur, lui, demeure impassible, il ne rira de l'aventure que chez lui, toutes portes closes.

Après cet épisode, l'attitude d'Hermione sera vengeresse. Est-ce le docteur Véron qui lui a conseillé de jouer ce rôle étrange? Il en est très capable, mais de cela, je ne sais rien. Bref, depuis l'époque de l'affaire du cabinet directorial, une ère d'hostilités commence. Ce ne sont d'abord que des escarmouches, des mots secs, puis, le premier feu. Une autre cause de brouille, inconnue, je crois, de tout autre que de ma famille, fut l'histoire de madame de Girardin et du Commissaire royal.

Madame de Girardin (qui, soit dit en passant, exécrait F. Buloz) lui apporta à quelque temps de là, néanmoins, « une pièce en cinq actes, qui contenait des allusions, assez transparentes, à l'intimité de M. Thiers^.. »

« Quelques jours après, continue Henri Blaze qui connut l'histoire, devant le Comité, l'inconvenance des allusions fut discutée, et Buloz

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