Citée par Fleischmano, Bachel intime
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haut, el tout le public éclairé partage cette opinion, puis<{u'il se porte en foule aux représentations de Virginie...
Et bien que l'artiste n'ait pas fait un service aussi fréquent que Tannée dernière, le (Commissaire à titre d'encoura^^cment réclame une gratification de quinze cents francs pour Virginie. Déjà et jusqu'ici, il est assez visible que tous les bons procédés sont du côté de l'administrateur? Quant à Uachel, voici comme Henri IMaze parle des caprices de la tragédienne, dont il fut le constant témoin :
« Celle-là (Kachel) devenait de jour en jour plus intolérable, s'oiïrant à jouer, quand on ne la demandait pas, et se dérobant dès que son service la réclamait. Capricieuse, fantasque, indisciplinée, abusant avec scélératesse de sa situation exceptionnelle jiour disloquer le répertoire et faire à chaque instant changer l'affiche. On peut dire qu'elle aurait lassé la patience d'un saint, et Buloz n'était pas un saint, il patienta longtemps... »
La grande excuse à ces caprices, c'est la santé. Certainement Rachel est d'une santé fragile, mais cette santé n'est pas un obstacle aux tournées accablantes qu'elle entreprend avec le père Félix, ou tout autre de ses impresari, pendant ses vacances'^ Il y a aussi les grossesses. On connaît la boutade de mademoiselle George parlant des caprices de Uachel, — elle dit à V. Hugo : « Elle est fine
celle-là! comme elle vous mate tous ces drôles de comédiens français ! Elle renouvelle ses engagements, se fait assurer des feux, des congés, des montagnes d'or; puis quand c'est signé elle dit : « Ah! à propos, j'ai oublié de vous dire que j'étais grosse de quatre mois et demi, je vais être cinq mois sans pouvoir jouera »
Mais, dira-t-on, Rachel a fait la fortune des Français? — Erreur, répond M. G. d'Heylli. Lorsque Rachel joue, les recettes sont belles, mais en dehors d'elle, on n'en obtient que de médiocres; pour le public, la Comédie-Française, c'est Rachel; il ne se dérange que pour elle, « chaque fois qu'elle jouait, le public accourait et on faisait le plus souvent, surtout avec le répertoire classique, une recette supérieure et même le maximum, mais la Comédie perdait le lendemain la meilleure partie de ce qu'elle avait gagné la veille. L'équilibre était même impossible à établir, et ne fut jamais ^ réalisé. Quand Rachel ne jouait pas, aucun spectacle ne suffisait pour attirer la foule... pendant ses congés, ses absences régulières ou irrégulières, ses fugues imprévues, ou ses caprices subits, on ne savait par quel moyen forcer la recette », etc. ^.
Et Auguste Vacquerie, qui ne l'aimait pas, a écrit aussi : « Elle a été funeste atout, et d'abord au Théâtre-Français » ; mais il est certainement de parti pris. Reconnaissons cependant, que son