‹ Fran©ois Buloz et ses amisChapitre 138 sur 173 · G. d'Heylli, Rachel et la Comédie-Française, p · texte numérisé non relu

G. d'Heylli, Rachel et la Comédie-Française, p

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raisonnement est juste, lorsqu'il dit, par exemple : « Quand un théâtre a une actrice supérieure et dominante, toute pièce dont elle n'est pas, est décapitée. Le public n'allait plus à la Comédie- Française que les jours où mademoiselle Rachel était sur l'aftîche » et il conclut que « les poètes vivants » — lisez Hugo — s'en allaient « et dès lors la question littéraire a été à la Porte-Saint- Martin, à rOdéon, ali Théâtre-Historique, à la Gaieté, etc. , partout, excepté au Théâtre-Français » ; il accuse aussi Rachel d'avoir nui à l'art... Mais là, il n'est plus dans la vérité, Rachel l'expression même de l'art! « Personne, dit-il, n'a été plus mauvaise au drame... dans ce moment elle est en Amérique^; qu'elle y reste! qu'elle y réussisse! qu'elle y soit écrasée de dollars! qu'elle s'y plaise, qu'elle y aime Racine, qu'elle l'y épouse, et qu'ils aient beaucoup de tragédies^! »

On l'a vu, pour que la Comédie, avec les gros appointements qu'elle donnait à Rachel, recueillît de ces représentations si vantées, un bénéfice sensible, il aurait fallu que Rachel jouât plus souvent. Mais cela devenait de plus en plus difficile à obtenir. Pour jouer à Paris elle était malade, épuisée, il lui fallait « un instant » de repos; « le public ni la Comédie ne gagneront rien à l'entendre ainsi », etc. Elle jouait donc relativement peu, et pour s'en rendre compte d'une

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