‹ Fran©ois Buloz et ses amisChapitre 33 sur 173 · Femme de Félix Connaire · texte numérisé non relu

Femme de Félix Connaire

devant du corsage était marqué par trois nœuds bleus, qui, de Tendroit où se place la broche, allaient se joindre au grand nœud de la ceinture.

Sergent m'avait coiffée avec deux longues boucles lisses de chaque côté, et cela m'allait assez bien. Madame Levainville, en me voyant entrer, m'a dit que je lui semblais rajeunie \ je trouvai le compliment un peu sot, et je m'apprêtais à lui répondre quelque chose de méchant, mais je inaperçus quelle commençait à avoir des rides; comme nous n étions plus à force égale^ je me suis tue.

Parle-moi dans ta prochaine lettre de leiTet que l'a produit l'article de madame Sand ^ Buloz veut avoir ton opinion... T'envoie-t-on la Revue de Paris?

Henri part demain soir pour Weimar, ce voyage fantastique s'exécute enfin.

Ce voyage « fantastique »? Mais Christine Buloz songeait à Faustl son frère venait d'en terminer la traduction, et le pèlerinage de Weimar le hantait depuis longtemps. Il a écrit : « Weimar était à ce moment l'Athènes germanique », Blaze rêvait d'y retrouver le souvenir du maître, celui de Schiller, et peut-être même celui de madame de Staël, « la tempête en jupon », comme l'appelait le chancelier de Muller.

Le chancelier ouvrit à Henri Blaze sa bibliothèque, enrichie des manuscrits de Goethe, texte et variantes; Liszt dirigeait alors la cha-

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