CHAPITRE III
CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND ET DE F. BULOZ (Suite). — UNE NOUVELLE AMIE : MADAME BULOZ.— LA SÉPARATION DE GEORGE ET DE CASIMIR. — ALl- BAUD. — LES RECOMMANDATIONS DE GEORGE. — LE VOYAGE A MAJORQUE. — PREMIERS FROIDS.
George, qui a blâmé le mariage de son directeur, et vivement, deviendra, après ce mariage, l'amie de madame F. Buloz. Chose singulière, ces deux femmes se plaisent. La jeunesse, la douceur de la nouvelle mariée, charment l'autre, plus virile. « C'est, dit George, un petit ange de paix! » Bientôt, et régulièrement, elles s'écriront. Les premières lettres de George Sand à Christine Buloz datent du début de 1836. Déjà alors, leur intimité est suffisante, pour que l'écrivain confie à son amie quelques-uns des ennuis que s'ingéniait à lui créer Casimir Dudevant, et Casimir s'y entendait, le médiocre Casimir! il ne s'enten-
dait même vraiment qu'à cela : Oh! Tennuyeux mari!
En dehors de celles-ci. George a hien d'autres préoccupations : elles apparaissent dans sa correspondance avec le directeur de la Revue, en ce début d'année 1836. Engelwald l'absorbe, EngeJwald, ouvrage qu'elle abandonne et reprend, et ne finira jamais, ou du moins ne publiera point, à cause de la situation politique de la France ; le livre de Musset, la Confession d'un enfant du siècle, Fiixquiète... Elle ignore ce qu'il renferme, elle le redoute aussi ! Les notes de F. Buloz, — documents précieux, — apprécient différemment les soucis de son auteur préféré.
3 janvier 1836.
— Amitié comme en sait faire G. Sand, — annonce d'un envoi d'étrennes, — son procès, — Simon, — Engelwald, — éloge de Didier ', je n'en accepte rien, — projet de voyage à Paris et de vivre avec nous. — M., d'Aragon. — Craintes sur le livre de Musset ^ « Ne croyez plus au mal qu'on vous dira de moi ! »
Deuxième lettre. — Elle m'implore d'empêcher Musset de l'attaquer dans son livre.