février 1838. Inédite
drame fantastique dont la moitié est bâclée. J'y travaille avec passion depuis cinq ou six nuits, et je puis vous promettre que dans huit jours au plus tard, vous l'aurez.
Voulez-vous dès demain la moitié? Il y a deux feuilles environ, c'est-à-dire de quoi défrayer un numéro de la Revue.
Buloz pourrait partir et être bien sûr que la fin suivra dans le numéro suivant.
Il y va de mon intérêt comme du sien, il y va de son intérêt comme du mien, que je ne finisse pas Spiridion trop misérablement pour avoir voulu forcer ma muse. Soyez sûre que je ne muse pas, et que je m'amuse encore moins.
Répondez-moi un mot, chère enfant. S'il le faut absolument, je reprendrai Spiridioij, car je ne voudrais pas que la santé de votre pauvre Buloz fût sacrifiée à mes caprices d'imagination.
Je ferais tout, môme un fiasco, pour vous rendre l'espoir et la joie.
Adieu, à vous de cœur,
GEORGE