Wladimir Karénine, George Sand, sa vie et ses œuvres
jamais. » Pauvre Mallefille! — C'est ainsi que Chopin « rt'j^na », comme dit F. Buloz, au détriment de cet « être excellent, parfait sous le rapport du cœur et de l'honneur, que je ne quitterai jamais, parce que c'est le seul homme qui étant avec moi depuis près d'un an, ne m'ait pas une seule fois, une seule minute fait souffrir par sa faute ».
Pour aller à liarcelone, voici les Piffoëls à Lyon. Chopin ne rejoindra qu'à Perpignan, descendant le Rhône jusqu'à Avignon, visitant Vaucluse, etc. A Perpignan, on retrouvera Chopin « frais comme une rose, et rose comme un navet... » Mais on s'est arrêté aussi à Nîmes, où l'on a vu en passant le fidèle Boucoiran; et de Nîmes, George écrit le 1" novembre à F. Buloz pour lui annoncer la troisième partie de Spiridion (n'ai-je pas dit que S})iridion était du voyage?) et aussi pour complimenter son ami, qui vient d'être nommé Commissaire royal; elle termine ainsi sa lettre :
Adieu, Monsieur le Commissaire I
Je pars pour Perpignan demain, et vous la souhaite bonne et heureuse.
Embrassez Christine pour moi.
J'ai rhonneur d'être, de votre Commissairerie, le très humble et très, etc., etc..
GEORGE
et Boucoiran ensuite écrit :
J'embrasse le charmant Buloz, que je porte dans mon cœur. Mes amitiés à Madame.