‹ Fran©ois Buloz et ses amisChapitre 87 sur 173 · LES AMOUREUX DE LELIA · texte numérisé non relu

LES AMOUREUX DE LELIA

reposer après, mais où Ton veut pouvoir changer de collier à cha(|ue sillon '.

Au moment de quitter G. Sand, après sa première période de collaboration à la Revue, et de refermer sa correspondance, il me faut mentionner certaines lettres, qui ne sont pas écrites par Lélia, mais pour Lélia, et qui lui furent adressées jadis à la Revue aux heures les plus brillantes de sa destinée, par des admirateurs ou des critiques obscurs. . . L'un d'eux pourtant est devenu célèbre. Cette correspondance, je l'ai dépouillée sans ennui, j'y ai trouvé des lettres enthousiastes, ou injurieuses, de mauvais vers, et de charmants vers, qu'on lira. En général, l'admiration domine. Mais quels sont les naïfs étudiants ou les mystificateurs subtils, qui ont écrit toute cette phraséologie? et que sont-ils devenus?

En voici un qui se dit mourant, et qui veut voir George avant de rendre l'âme. Après avoir rimé quelques vers exécrables, il termine ainsi :

... « Je suis plus mort qu'un trépassé!

Pas tout à fait si bien, il me reste encore une étincelle de vie, elle voudrait vous voir avant de s'éteindre, on m'a dit que vous faisiez des miracles, j'ai besoin d'un tout petit. Mestimeriez-vous moins que l'aveugle de l'Evangile? Madame,

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